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L'HFR à l'aube de la plus grande transformation de son histoire

Le site de Riaz de l'HFR est appelé à devenir un centre pilote de santé pour le sud du canton de Fribourg d'ici au premier semestre 2022 (archives). KEYSTONE/ANTHONY ANEX sda-ats
Ce contenu a été publié le 23 septembre 2020 - 11:33
(Keystone-ATS)

L'Hôpital fribourgeois (HFR) entre dans une nouvelle phase de sa mutation pour devenir un réseau de soins. Les exigences "pour rester dans le paysage" ont augmenté, tant pour les volumes et que pour le financement, sur fond de crise du coronavirus.

"L'HFR va vivre la plus grande transformation de son histoire", a expliqué mercredi devant la presse à Villars-sur-Glâne (FR) Annamaria Müller, présidente du conseil d'administration. "Le changement commence aujourd'hui" avec un objectif à quatre ans, pour poser les "bases d'un réseau de soins complet dans le canton".

"D'ici à fin 2022, deux centres de santé constitueront le premier point de contact pour les problèmes et la prise en charge des malades chroniques", a détaillé Annamaria Müller. Le premier, à considérer comme pilote, sera localisé à Riaz, en Gruyère, sur le site hospitalier actuel, avec des antennes régionales dans le Sud.

Nouvel hôpital cantonal

Concernant la construction d'un nouvel hôpital cantonal, il s'agira de créer un comité de pilotage, d'acheter un terrain d'ici à fin 2022 et d'obtenir un crédit à fin 2023. "Le présent site de Fribourg doit déjà devenir ce qu'on espère pour dans dix ans", a relevé Marc Devaud, directeur général de l'HFR, en référence à la stratégie 2030.

"Le tout n'est possible que si l'HFR se réorganise, avec un modèle beaucoup plus transversal que maintenant", a ajouté Marc Devaud, en précisant que le management ne devra plus se fonder sur "l'esprit de clocher. Le défi consistera à intégrer les partenaires externes et à travailler en réseau, avec une plateforme d'échanges.

L'HFR insistera aussi sur la numérisation, avec une automatisation des suivis tant du personnel que du matériel. "Il faudra partager les informations", a encore noté le directeur général. L'institution veut continuer à faire comprendre sa stratégie en allant vers la population en sillonnant le canton d'ici à fin octobre.

Chez les patients

La stratégie, élaborée dans ses grandes lignes il y a un an, vise aussi à fidéliser les médecins. "Dans le futur, l'hôpital se déplacera davantage vers les gens", a observé par ailleurs Marc Devaud. Pour l'heure, l'HFR compte cinq sites, dont l'hôpital cantonal à Fribourg. L'importance du bilinguisme a été soulignée.

Le Conseil d'Etat, via sa présidente Anne-Claude Demierre, chargée de la santé, a apporté son soutien, rappelant que l'HFR constituera le point central du réseau de soins. Les objectifs fixés par le canton ont été intégrés, avec une planification hospitalière assurant des prestations de qualité, hors heures de bureau comprises.

Le deuxième centre de santé, dont la localisation reste ouverte, sera exploité d'ici à fin 2022. Un minimum de trois est envisagé, dont un pour la partie germanophone (Singine et Lac). Les sites de Tavel (médecine interne et gériatrie) et de Meyriez-Morat (réadaptation) consolideront quant à eux leur positionnement.

Le site de Billens accueillera une unité d'attente EMS et les soins palliatifs seront installés sous peu dans la Villa St-Pierre, à Fribourg. L'HFR veut se transformer en un hôpital de "prédilection" pour les Fribourgeois, en cherchant à figurer par les meilleurs hôpitaux du pays, dans un contexte fédéral poussant à la concurrence.

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