La Fondation Race for Water tire la sonnette d’alarme et veut agir
(Keystone-ATS) Au retour de son périple maritime, l’expédition Race for Water dresse un bilan «affligeant» de l’état des océans. Ils contiendront plus de plastique que de poissons en 2050. Seule solution: agir sur terre et transformer le plastique en énergie.
L’expédition Race for Water, composée notamment par le président de la fondation Marco Simeoni et le navigateur Stève Ravussin, a sillonné les mers pendant 9 mois, explique le communiqué de presse. Elle a présenté mardi à Lausanne des conclusions alarmantes.
Nettoyage irréaliste
Les zones d’accumulation ressemblent à «de gigantesques soupes de plastique. Les débris sont donc quasiment irrécupérables» sans compter ce qui finit au fond de l’océan ou ce qui se fragmente en microparticules, note Marco Simeoni.
Face à ces constats, la Fondation Race for Water juge que le lieu pour agir est sur terre et non pas sur mer. Elle se concentre ainsi sur la mise en place d’une solution inédite qui vise à transformer les déchets plastiques en énergie.
Après avoir beaucoup cherché, la fondation est tombée sur une technologie suisse. Tout type de plastique pourrait être recyclé. Transformé en gaz, il produirait ensuite de l’électricité. Le but est de parvenir à des petites installations susceptibles d’être mises en oeuvre dans des îles isolées.
Encore beaucoup de travail
Le modèle est évalué à environ 5 millions de dollars. Le montant comprend la machine, son installation, la mise en fonction et la mise en place du projet pilote. La fondation souligne que l’estimation est extrêmement variable selon notamment le lieu de destination.
Un travail d’éducation au tri et de collecte des déchets sera nécessaire pour que l’installation soit rentable. La fondation est à la recherche de fonds pour développer ce vaste projet, note le service de presse de Race for Water.
«Il s’agit d’une occasion unique de diminuer la pollution environnementale tout en améliorant les conditions de vie des populations défavorisées», relève Marco Simeoni, cité dans le communiqué.