La grippe porcine a fait au moins 17 morts depuis l’hiver
(Keystone-ATS) Au moins 17 individus sont morts du virus H1N1 de la grippe porcine en Russie depuis le début de l’hiver, selon un décompte d’AFP. Pour parvenir à une telle conclusion, l’agence de presse s’est fondée sur les déclarations des autorités régionales.
«Cinq personnes sont mortes du virus H1N1 à Saint-Pétersbourg depuis le début de la saison froide. Dans trois autres cas, les procédures d’identification du virus ne sont pas encore terminées», a déclaré mardi Maria Khitarichvili, attachée de presse du Comité de la santé local.
Centaines d’hospitalisations
Par ailleurs, 313 patients infectés par le virus ont été hospitalisés depuis une dizaine de jours dans la deuxième ville de Russie, selon des chiffres officiels.
Dans la région de Rostov-sur-le-Don au sud du pays, environ 120 cas ont été recensés depuis le début de l’épidémie de grippe saisonnière. Et quatre personnes en sont mortes, a annoncé à l’agence de presse Ria Novosti un représentant du ministère de la Santé local.
Selon Ria Novosti, qui cite un autre représentant des autorités sanitaires, 68 personnes ont été infectées au Daguestan, dans le Caucase russe, faisant cinq morts.
Deux morts ont également été signalés, mi-décembre, à Iékaterinbourg au centre du pays et dans la péninsule d’Iamal, en Sibérie Occidentale. Une personne est, par ailleurs, décédée en janvier dans la région d’Adyguée au sud du pays.
Propagation du virus
«Le nombre de cas va croître en février. C’est inévitable», a estimé la responsable des services sanitaires russes, Anna Popova.
Dans la Géorgie voisine, les autorités ont annoncé cette semaine qu’un premier cas mortel avait été observé. Le virus H1N1 a également tué au moins trois personnes en Arménie. L’agence de presse russe Interfax a indiqué lundi que 16 cas y ont été recensés.
En 2009, après des cas déclarés aux Etats-Unis et au Mexique, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait lancé une alerte de pandémie. La grippe A (H1N1) avait tué 18’500 personnes dans 214 pays jusqu’en 2010. L’OMS avait alors levé son alerte.