La Suisse est un réservoir de diversité génétique du châtaignier

Les chercheurs ont identifié un groupe génétique de châtaigniers spécifique à la Suisse. Ici, une châtaigneraie dans le Val Bregaglia/GR (archives). KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER sda-ats
Ce contenu a été publié le 17 avril 2020 - 09:00
(ATS)

La Suisse abrite des forêts de châtaigniers et des peuplements mixtes couvrant environ 34'000 hectares. Elle constitue ainsi un précieux réservoir de la diversité génétique des châtaigniers européens, selon une étude de chercheurs suisses et européens.

La plupart de ces forêts encore existantes sont situées dans les Alpes suisses du Sud. Dans les régions septentrionales du pays, la culture des châtaigniers et les connaissances connexes ont fortement régressé depuis le XIXe siècle, a indiqué dans un communiqué la Haute école du paysage, d'ingénierie et d'architecture (HEPIA) de Genève.

Néanmoins, selon cette étude publiée dans la revue Biodiversity and Conservation, la Suisse abrite toujours de précieuses ressources génétiques du châtaignier européen (Castanea sativa Mill.). Les chercheurs ont procédé à un inventaire dans toute la Suisse de 14'165 châtaigniers âgés et/ou greffés à des fins de conservation.

Les principaux objectifs de ces travaux étaient d'évaluer la diversité et la structure génétique du châtaignier en Suisse et de définir un programme de conservation comprenant la proposition d'une collection de base. Au total, 675 génotypes différents ont été identifiés.

Deux groupes

Une analyse structurelle a distingué deux groupes principaux, l’un principalement lié au groupe génétique du sud de l'Europe et un second qui s'est révélé indépendant et génétiquement différent des autres groupes européens de cultivars de châtaigniers.

Le second représente un nouveau groupe génétique spécifique à la Suisse et par conséquent un complément aux ressources génétiques du châtaignier en Europe. Enfin, les chercheurs ont défini une collection de base de 46 génotypes, qui devraient être utilisés en priorité pour le programme de conservation suisse.

Outre l'HEPIA, l'étude a notamment impliqué des scientifiques de l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), de l'EPF de Zurich, ainsi que de l’Université de Saint-Jacques de Compostelle en Espagne et de l’INRA de Bordeaux (F).

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