Lausanne: en mars, Les Printemps de Sévelin entrent dans la danse
Pour sa 28e édition, le festival lausannois de danse contemporaine Les Printemps de Sévelin s'associe pour la première fois avec l’Arsenic dans le cadre d'une programmation commune. Du 5 au 22 mars, plus de 20 spectacles, dont six créations, seront à découvrir dans les deux institutions voisines et complices. Fil rouge: l'impertinence.
(Keystone-ATS) Ce rendez-vous incontournable du printemps présente des projets marquants des danses contemporaines suisses, ainsi que des spectacles d’envergure internationale. A l’affiche, expériences immersives, formats novateurs, chorégraphies sensibles et œuvres engagées qui explorent les émancipations possibles et les liens entre corps, action et environnement, annoncent les organisateurs.
La sélection est «volontairement audacieuse, poétique et politique», décrivent-ils. Pendant les trois semaines de la manifestation, le festival proposera également trois workshops, un Battle All Style 1vs1, des rencontres avec les artistes, des formats hybrides et trois Party Nights.
«Les artistes que nous avons programmés sont des poètes du mouvement et de l’impertinence. Ils et elles nous proposent des utopies antidotes au ‘brainrot’ (ndlr: abrutissement numérique) et des rencontres dansantes qui dépassent les clivages politiques», souligne Kylie Walters, directrice de Sévelin 36, citée dans un communiqué.
Dialogue avec une batterie
Parmi les nombreux temps forts, Oukouy (Espagne/Côte d’Ivoire) ouvrira le festival avec son spectacle «Black» qui repense le corps noir dans le monde occidental. La Lettone Jana Jacuka propose «HA», un solo qui explore la performativité du rire comme mécanisme d’évasion. La voix devient une extension du corps et bascule dans une communication qui dépasse les mots.
Dans le spectacle «Réverbérations, étude 8», la chorégraphe franco-espagnole Aina Alegre entre en dialogue avec une batterie. Seule sur scène, explorant le geste de “battre”, entre danse et percussion, elle active une nouvelle fiction autour du martèlement.
Entre concert et parade, «Cavalcade» de David Zagari (Suisse) s’inspire du western spaghetti. Cette création, présentée en première à Sévelin 36, utilise le risque comme matière pour faire vaciller les rapports de pouvoir, sur un terrain physique et sonore qui se compose en temps réel.
Cette édition a été conçue avec des horaires échelonnés afin de permettre au public et aux professionnels de naviguer entre Sévelin 36 et l’Arsenic et de multiplier ainsi les découvertes.
www.theatresevelin36.ch