Le feu semble être parti de bougies placées sur les bouteilles
"Tout laisse à penser que le feu est parti de bougies ou de feux de bengale placées sur des bouteilles de champagne", a indiqué vendredi la procureure général du Valais Béatrice Pilloud. Ces engins ont été placés "trop près" du plafond.
(Keystone-ATS) «De là il s’est produit un embrasement très rapide et général», a-t-elle ajouté devant la presse à Sion. «C’est une hypothèse qui est privilégiée et qui tend à se confirmer», a-t-elle dit.
Il s’agit de bougies d’anniversaire que l’on peut acheter dans le commerce. «Nous tous y ont un bon accès. En ce qui concerne le fait que ce soit possible de les utiliser ou non dans un endroit fermé ou confiné. L’enquête se poursuit à ce propos et une réponse sera donnée», a indiqué Mme Pilloud.
L’enquête porte, selon elle, également «sur la pose de la mousse acoustique (…). Elle déterminera si ce matériau était conforme aux normes et s’il est à l’origine (de la catastrophe). A ce stade, je ne suis pas en mesure de confirmer avec certitude si cette mousse est conforme ou non, ni si elle a été posée avec ou sans autorisation», a-t-elle déclaré.
Gérants auditionnés
Les enquêteurs ont obtenu et analysé des vidéos, ont entendu «plusieurs personnes», notamment les deux gérants français du bar, et effectué des constatations sur place. Les auditions ont permis d’établir des listes de personnes présentes et d’expliquer la configuration intérieure des lieux, les travaux réalisés et la capacité d’accueil.
La suite de l’enquête portera notamment sur les travaux effectués au sein du bar, les matériaux qui sont utilisés, les autorisations d’exploiter, les mesures de sécurité, «j’entends par là les extincteurs, les voies de fuite, le respect des normes incendies et les moyens de lutte contre le feu», a dit la procureure.
Elle n’était pas en mesure de dire combien de personnes se trouvaient dans le bar au moment de la catastrophe.