Le PS Grand Chasseral part uni aux élections bernoises
Le Parti socialiste Grand Chasseral (PSGC) a lancé vendredi à Sonceboz (BE) sa campagne en vue des élections cantonales bernoises du 29 mars. Jusque-là divisées par la Question jurassienne, aujourd'hui résolue avec le transfert de Moutier, les forces socialistes présentent un front uni.
(Keystone-ATS) Il y a quatre ans, les forces socialistes se présentaient encore en ordre dispersé. Aujourd’hui, le paysage a changé à la suite de la fusion entre le Parti socialiste du Jura bernois (PSJB) et Ensemble socialiste (ES). Le départ de Moutier a aussi acté la fin du Parti socialiste autonome (PSA), d’obédience autonomiste, pour ce scrutin.
«Une seule voix s’exprime, celle du PS Grand Chasseral», a souligné Jean-Luc Berberat, candidat au Grand Conseil. «Nous mettons fin à l’ère de la dispersion», a-t-il ajouté. «Cette union de la gauche est une force électorale croissante».
Objectif ambitieux
Malgré l’absence de l’électorat prévôtois, plutôt marqué à gauche avec un ancrage social fort, le PS Grand Chasseral vise le maintien de ses quatre sièges au Grand Conseil. Il estime que le maintien de ces mandats sans l’apport électoral de Moutier représenterait une progression nette en termes de suffrages par rapport à 2022.
Dans la course aux 12 sièges au Parlement bernois garantis dans la Constitution cantonale au cercle électoral du Jura bernois, le PS part avec deux listes respectant la parité avec 12 candidats et 12 candidates.
Course au Conseil-exécutif
Dans la course au siège réservé au Jura bernois au Conseil-exécutif, la gauche mise sur le maire de Tramelan Hervé Gullotti pour ravir le siège détenu depuis 2016 par l’UDC Pierre Alain Schnegg. Socialistes et Vert-e-s du Jura bernois ont décidé l’année dernière de miser sur une seule candidature.
Présent au lancement de la campagne du PSGC, Hervé Gullotti s’est dit particulièrement fier de voir une gauche unie pour l’élection au gouvernement. «Je ne suis pas seulement le candidat du Jura bernois. Je suis aussi le candidat des francophones bernois», a dit l’ancien président du Grand Conseil.
Son objectif est de récupérer le siège du Jura bernois. «Je ne perds pas de vue que je pourrais aussi être élu en tant que second Romand au gouvernement. L’éparpillement attendu des voix permet ces conjectures», a estimé Hervé Gullotti. A ses yeux, il n’est pas impossible d’avoir deux francophones au gouvernement.