Les araignées donnent du fil à retordre aux pompiers de Lucerne
Les détecteurs d'incendie installés sur le Pont de la chapelle de Lucerne semblent s'affoler à cause de petites araignées. Les arachnides y déclenchent des fausses alertes en série. La ville souhaite remédier à ce problème.
(Keystone-ATS) Les pompiers ont été appelés pour la dernière fois sur le célèbre pont en bois samedi et dimanche derniers à la suite d’une alerte incendie, révèle la liste des interventions publiée sur leur site. A ces deux occasions, il n’y a pas eu de danger pour l’ouvrage vieux de 660 ans.
Depuis le début de l’année, les pompiers sont déjà intervenus à 19 reprises pour des incendies présumés sur le «Kapellbrücke». Ils pointent du doigt l’épeire des ponts, une araignée nocturne qui vit près des cours d’eau et affectionne les ouvrages situés au bord de l’eau.
Le pont en bois de 200 mètres de long, avec son toit et ses frises, semble être l’habitat idéal pour cette araignée reconnaissable au motif fleurdelisé qui orne la face dorsale de son abdomen.
Les arachnides se faufilent dans les détecteurs d’incendie installés sur le pont. Ce sont elles, ou leurs toiles, qui déclenchent les alarmes. Les toiles situées à l’extérieur des détecteurs d’incendie ne provoquent quant à eux pas d’alarme, explique Guido Hürlimann, de la Ville de Lucerne, interrogé par Keystone-ATS.
La saison des alarmes touche à sa fin
Le pont de la Chapelle compte 37 détecteurs de fumée, qui avaient été installés après l’incendie de 1993. Les fausses alarmes sont réparties sur l’ensemble de l’ouvrage, a expliqué le commandant des pompiers lucernois Thomas Lang.
La Ville souhaite désormais savoir si ce sont bel et bien les araignées qui sont en cause, a expliqué M. Hürlimann, confirmant une information de la Luzerner Zeitung. Les détecteurs ayant déclenché une alarme vont être ouverts et analysés. «Les premières analyses confirment le soupçon selon lequel les araignées en sont la cause, affirme le responsable de la municipalité.
Selon lui, c’est pendant l’été que l’activité biologique est la plus intense dans la charpente du pont. L’objectif est de mettre en œuvre, d’ici au début de l’été prochain, des mesures permettant de réduire le nombre de fausses alarmes.
Les fausses alertes n’entraînent aucun coût direct pour la Ville de Lucerne.