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Les musiciens ont le cerveau en meilleure forme

Jouer de la musique favorise les connexions cérébrales, et plus on commence tôt, mieux c'est, selon cette étude (archives). KEYSTONE/GAETAN BALLY sda-ats
Ce contenu a été publié le 26 janvier 2021 - 15:21
(Keystone-ATS)

Jouer de la musique est bon pour le cerveau, selon une étude de chercheurs zurichois. Chez les musiciens, les connexions neuronales entre les deux hémisphères notamment sont plus marquées.

L'équipe de Lutz Jäncke à l'Université de Zurich a comparé à l'aide d'un procédé d'imagerie cérébrale les réseaux neuronaux de 50 non-musiciens à ceux de 103 musiciens professionnels, étudiants en musique ou musiciens amateurs bien formés.

Les chercheurs ont constaté que les zones chargées de l'audition dans les hémisphères cérébraux gauche et droit travaillaient de manière beaucoup plus synchronisée chez les musiciens. Elles étaient en outre mieux connectées entre elles.

Un "câblage" nettement plus fort a aussi été mis en évidence entre les centres auditifs et différents lobes cérébraux assurant la gestion d'informations complexes, selon ces travaux publiés dans le Journal of Neuroscience.

"Nous supposons que ce sont les années d'exercice qui ont synchronisé les régions cérébrales chez les musiciens professionnels", a indiqué le Pr Jäncke à Keystone-ATS.

La coordination ainsi apprise entre l'audition et les actions motrices - comme bouger les doigts sur les touches d'un piano - laisse des traces bienvenues dans le cerveau, ajoute le spécialiste. Et plus ils ont commencé tôt, plus elles sont marquées.

De précédentes études ont également montré que les musiciens s'en sortent mieux dans les exercices de mémoire et souffrent moins fréquemment de démence.

L'oreille absolue

Les scientifiques ont également tenté de déterminer dans le cerveau des participants ce qui fait que les uns ont "l'oreille absolue" et d'autres pas. Cette capacité - Mozart, Bach et Michael Jackson l'avaient - est l'aptitude à reconnaître, à l'écoute d'un son, les notes correspondantes sans référence auditive préalable.

Sur les 103 musiciens, 52 avaient l'oreille absolue, 51 pas. Résultat: les cerveaux des uns et des autres avaient des structures étonnamment similaires et les chercheurs n'ont pu mettre en évidence aucune différence significative.

"Cela nous a beaucoup surpris", commente Lutz Jäncke, qui n'entend toutefois pas en rester là. Son équipe développe actuellement un test pour mieux différencier les musiciens ayant l'oreille absolue entre eux.

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