Louise Breslau, une femme impressionniste

Louise Breslau, «Erik von Stockar», 1885. Musée des beaux-arts, Lausanne

Le Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne réhabilite une artiste oubliée, Louise Breslau. Visite d'un ensemble de peintures, où l'impressionnisme se teinte de réalisme.

Ce contenu a été publié le 15 octobre 2001 - 11:10

Le Musée lausannois procède cet automne à la redécouverte d'une artiste suisse, qui avait pourtant en son temps reçu diverses distinctions, à Paris où elle avait fait carrière. Louise Breslau (1856-1927) est le seul peintre de notre pays à avoir participé intimement aux recherches impressionnistes.

Epigone de Manet, amie de Degas, elle s'est formée dans l'atelier des dames de l'Académie Julian, en compagnie, notamment, de sa rivale Marie Bashkirtseff, qui parle abondamment d'elle dans son célèbre journal.

Des scènes plus chatoyantes et intimistes

Grandie à Zurich, elle a gagné la capitale française à l'âge de vingt ans; elle y vivra dans la gêne, dans une relation de couple avec Madeleine Zillhardt, son modèle de prédilection.

L'œuvre de Louise Breslau, représentée par une centaine de tableaux, de pastels, de dessins, est imprégnée de réalisme, comme celle de Rosa Bonheur, de Jules Bastien-Lepage ou de Marie Bashkirtseff.

Puis elle évolue vers des scènes plus chatoyantes et intimistes. Soit des intérieurs à l'atmosphère hollandaise, où le contre-jour autorise de superbes auréoles de lumière. Ou bien des compositions de plein air, le beau portrait de Julie Feurgard intitulé «Sous les pommiers», conservé à Lausanne, ou la vision botticellienne de «Gamines» allongées dans un sous-bois.

Réalisant des dessins d'enfants d'une grande finesse et pleins de vie, des portraits mondains jamais anodins, des autoportraits où elle détourne la tête ou apparaît à contre-jour, l'artiste zurichoise mérite amplement de figurer parmi les petits maîtres impressionnistes.

Son œuvre sort aujourd'hui des réserves de nombreux musées européens, où elle avait été dispersée après sa mort. A voir jusqu'au 20 janvier.

Laurence Chauvy

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