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Manifestation suite à la disparition d'éditeurs à Hong Kong

Ce contenu a été publié le 10 janvier 2016 - 11:31
(Keystone-ATS)

Des milliers de personnes ont manifesté dimanche à Hong Kong pour demander la libération de cinq employés d'une maison d'édition qui seraient détenus par les autorités. Ils travaillaient pour Mighty Current, connue pour ses livres peu amènes envers Pékin.

Cette affaire sème l'effroi à Hong Kong, ancienne colonie britannique où se renforce le sentiment que le gouvernement chinois durcit sa mainmise. Le cas de l'éditeur Lee Bo, 65 ans, le dernier à se volatiliser, suscite particulièrement l'inquiétude. Il a disparu alors qu'il se trouvait chez lui, à Hong Kong, contrairement aux quatre autres, qui se sont volatilisés alors qu'ils étaient en Chine ou en Thaïlande.

Les députés prodémocratie sont en colère, comme les défenseurs des droits de l'Homme et les habitants pour qui M. Lee a été enlevé par Pékin. La Chine piétine le principe du "un pays, deux systèmes" institué avant la rétrocession, accusent-ils.

Les deux parties étaient alors convenues que Hong Kong devait conserver son mode de vie et ses libertés pendant 50 ans. Les services de sécurité chinois n'ont pas le droit d'intervenir dans la région semi-autonome.

"Nous exigeons du gouvernement chinois qu'il s'explique immédiatement sur la situation des cinq disparus et qu'il les libère", a déclaré Richard Thoi, un des organisateurs de la manifestation.

Les manifestants étaient environ 6000, selon les organisateurs. Ils sont partis du siège du gouvernement local, dans le centre de Hong Kong, pour se rendre jusqu'à la représentation chinoise dans l'ouest. "Non aux enlèvements politiques", "où sont-ils", scandaient les manifestants.

Le département d'Etat américain s'est dit "perturbé" vendredi par les informations sur ces disparitions. L'Union européenne les a jugées "extrêmement inquiétantes", relevant que deux des disparus possédaient une nationalité européenne - suédoise dans un cas, britannique dans l'autre.

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