Meilleure détection des violences domestiques à Genève
Rendus publics mardi, les chiffres des violences domestiques en 2025 à Genève témoignent d'une meilleure détection et prise en charge des victimes. Les interventions policières ont augmenté de 44% en un an, et les mesures d'éloignement administratif, de 61%.
(Keystone-ATS) L’an dernier, la police genevoise a enregistré 966 réquisitions, soit en moyenne 2,6 interventions par jour, a indiqué mardi le Département des finances (DF). Le nombre d’infractions au Code pénal pour violences a augmenté de 4% dans le canton, comme dans l’ensemble de la Suisse, selon le quinzième rapport de l’Observatoire genevois des violences domestiques.
En parallèle à la hausse des interventions policières, les mesures d’éloignement administratif ont connu une progression de 61%, pour atteindre 204 mesures prononcées, un niveau record depuis l’entrée en vigueur de la loi sur les violences domestiques en 2005. Face à cette augmentation, l’Etat et les partenaires du réseau ont rapidement adapté leurs moyens, relève le DF.
Amélioration du suivi
Grâce à une hausse de la subvention à l’association Vires, spécialisée dans la prise en charge des auteurs de violences domestiques, une psychologue supplémentaire a été recrutée. Le suivi des personnes éloignées a été amélioré: 76% d’entre elles ont participé à l’entretien socio-thérapeutique et juridique obligatoire, contre 57% en 2024.
De son côté, la nouvelle consultation médico-légale pour adultes victimes de violences des Hôpitaux universitaires de Genève a accueilli 435 patientes et patients. Sur ce nombre, 37% situations ont concerné des violences domestiques, dont 29% des violences au sein du couple et 8% des violences intrafamiliales.
www.ge.ch/document/violences-domestiques-chiffres-annee-2025