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Nouveau système d'évaluation en matière d'espionnage pour l'armée

Ce contenu a été publié le 05 avril 2015 - 13:54
(Keystone-ATS)

L'armée suisse investit dans un nouveau système d'évaluation en matière d'espionnage. Selon le Département fédéral de la défense (DDPS), il ne représente pas une extension. Il n'y a pas non plus de rapport avec la nouvelle loi sur le renseignement, précise le DDPS.

Ce système, dénommé "Achat", permettra le traitement et le dépouillement de messages transmis par radio. Il est déjà partiellement en service, a indiqué à l'ats Renato Kalbermatten, porte-parole du DDPS, confirmant une information du "SonntagsBlick".

"Achat" remplace par étapes d'autres applications qui sont arrivées en fin de vie, écrit le département. Ce nouveau système ne représente pas une extension, mais il sert à "maintenir les capacités et à optimiser les performances".

Selon le DDPS, il n'existe pas non plus de lien avec la nouvelle loi sur le service de renseignement. Celle-ci doit notamment permettre aux agents fédéraux de poser des micros dans des lieux privés ou de manipuler des ordinateurs. Le Conseil national a déjà approuvé la loi, qui encore doit passer au Conseil des Etats.

L'architecture du nouveau système est conçue de telle sorte qu'elle pourra satisfaire à de nouvelles exigences, précise le DDPS. L'acquisition d'infrastructures techniques pour ce type de surveillance ne pourra être effectuée qu'après l'entrée en vigueur de la loi.

Pas d'informations sur les coûts

Le projet "Achat" nécessite l'acquisition de matériel informatique et de traitement informatisé des données de divers types, dont des logiciels développés spécialement. L'engagement de personnel supplémentaire n'est pas nécessaire. Selon le "SonntagsBlick", les coûts pour "Achat" s'élèvent à 90 millions de francs, mais le porte-parole du DDPS n'a pas confirmé ce chiffre.

Le nouveau système est introduit par étapes. La première phase est déjà terminée, la deuxième devrait être achevée en 2020. Le DDPS ne donne pas d'informations supplémentaires sur les différentes étapes de développement. Il justifie ce mutisme par le fait que "les spécifications techniques et le niveau de performance de ces systèmes d'information sont soumis au secret".

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