Parc d’innovation: Lausanne prête à entrer en matière
(Keystone-ATS) La Ville de Lausanne verrait d’un très bon oeil l’installation sur son territoire d’une antenne du Parc d’innovation voulu par la Confédération. Elle dispose de quelque 22 hectares qui s’y prêteraient. Un fort engagement du canton de Vaud et d’autres communes est cependant nécessaire.
Lausanne est «prête à entrer en matière» et «nous sommes très favorables» à ce projet, explique jeudi à l’ats le syndic Daniel Brélaz, revenant sur une information du «Matin Dimanche». Les 22 hectares situés entre Lausanne et Chavannes sont aujourd’hui occupés par onze terrains de football.
Nombreux interlocuteurs
Le dossier «traîne depuis trois ans mais ça devient urgent après l’offre du conseiller fédéral Alain Berset», relate le syndic. A la mi-décembre, les Chambres se sont mises d’accord sur la création d’un parc d’innovation financé par la Confédération. Réparti sur plusieurs sites, il travaillera avec les Hautes Écoles.
Pour ne pas rater l’occasion qui se présente, Daniel Brélaz appelle le canton de Vaud à prendre «un vrai leadership» sur ce dossier. Lausanne ne peut pas simplement renoncer à ces onze terrains mais doit «préserver ses intérêts». Il est nécessaire de trouver d’autres endroits pour des terrains qui satisfont des milliers d’amateurs de football.
«Si on dit: vous vous débrouillez tout seul, ça n’ira pas», relève le syndic. Lausanne pourrait recaser ailleurs deux terrains, le canton quatre à un endroit qu’il a considéré jusqu’ici comme «stratégique». Il resterait encore «au moins trois terrains» à replacer, estime Daniel Brélaz.
Terrains convoités
Les 22 hectares sont aussi convoités par l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) qui aimerait étendre à cet endroit son Quartier de l’Innovation. Qui dit EPFL, dit Confédération, rappelle le syndic.
Le dossier devient «assez urgent». Il faudrait que l'»on voie clair dans les mois qui suivent». «Sans leadership très engagé du canton, on ne résoudra rien», souligne encore Daniel Brélaz.