Pas de sous-enchère salariale abusive dans les garages neuchâtelois
Les garages neuchâtelois respectent généralement les conditions salariales. La commission tripartite chargée de l’observation du marché du travail a relevé en 2025 sept cas de sous-enchères salariales relatives au salaire minimum, dont deux cas également à la CCT. Sur 66 entreprises analysées, 48 étaient conformes.
(Keystone-ATS) L’enquête de la commission tripartite montre que les employeurs respectent généralement les conditions salariales et que le seuil pour définir de la sous-enchère abusive et répétée n’est pas atteint dans cette branche, a indiqué lundi le canton de Neuchâtel.
Pour les sept cas de sous-enchères salariales relatives au salaire minimum, une mise en conformité a été demandée. Pour les 14 cas relatifs au salaire d’usage, des courriers ont été envoyés aux employeurs. L’enquête indique également que le salaire médian de l’échantillon s’élève à 31,67 francs brut de l’heure.
La commission tripartite relève que les salaires dans cette branche sont, pour les plus bas, juste en dessus du salaire minimum cantonal et que les vendeurs et les vendeuses sont payés à la commission. «Cela peut poser un problème considérant que l’employeur doit garantir que le salaire minimum est atteint dans tous les cas, indépendamment des ventes effectuées», peut-on lire dans le communiqué.
Chaque année, la commission tripartite chargée de l’observation du marché du travail (Ctrip), composée de représentants du patronat, des syndicats et de l’Etat, mandate le service de l’emploi à travers l’office des relations et des conditions de travail pour effectuer une enquête des conditions salariales dans une branche économique du canton. En 2025, l’enquête a porté sur les garages du canton de Neuchâtel.
Salaires de 399 employés contrôlés
Cette branche n’étant pas soumise à une convention collective de travail (CCT) nationale, les salaires contrôlés par la Ctrip sont comparés au salaire minimum, au salaire de la convention collective de travail non étendue et au salaire d’usage défini selon le calculateur national des salaires du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO).
Le nombre d’heures de travail défini est de 42,5 heures hebdomadaires. Sur les 66 établissements contrôlés, les salaires de 399 employés ont été considérés. Dans cette enquête, il a été décidé d’exclure les indépendants ainsi que les carrosseries, ces dernières étant soumises à une convention collective de travail nationale de force obligatoire.