Peine confirmée pour le meurtre devant Le Highlander à Neuchâtel
(Keystone-ATS) La justice neuchâteloise a confirmé jeudi la condamnation à 14 ans de réclusion contre l’homme qui avait poignardé un client devant la discothèque Le Highlander en 2011 à Neuchâtel. Elle a reconnu l’accusé coupable de meurtre comme en première instance.
La présidente de la Cour pénale du Tribunal cantonal Marie-Pierre de Montmollin a déclaré à la lecture du jugement «qu’un faisceau d’indices probants ne laissait plus de doute sur son implication». Le prévenu avait fait recours contre sa condamnation en première instance en 2012, réfutant être l’auteur des coups mortels.
Altercation
Un important dispositif policier avait été mis en place autour et dans la salle où se déroulait ce procès. Le prévenu était accusé d’avoir tué un Serbe de 32 ans de six coups de couteau donnés dans le thorax. Une altercation avait éclaté entre la victime et quatre clients de la discothèque Le Highlander.
Une fois dehors, un des individus était allé chercher son couteau et la bande avait attendu la sortie de la victime qui a ensuite été poignardée. En première instance, le propriétaire de l’arme a été condamné à cinq ans de prison et les deux derniers protagonistes à 15 et 12 mois avec sursis pour rixe.
Des incohérences
L’avocat de l’accusé a souligné que le volumineux dossier de 2600 pages comportait des incohérences dans les témoignages. Les doutes sont non négligeables dans cette affaire, a expliqué le défenseur. Le mandataire a donc plaidé la rixe et l’abandon de la prévention de meurtre.
Pour le procureur Marco Renna, la culpabilité de l’accusé ne fait en revanche aucun doute. «Les faits sont clairement établis. Il a littéralement exécuté la victime de six coups de couteau dont un en plein coeur. C’est une extrême violence, un acharnement hors du commun», a affirmé le représentant du Ministère public.
L’avocat de la famille de la victime a estimé de son côté que le prévenu avait «un mépris total pour les autres personnes et pour la victime et sa famille. C’est un acte odieux. Il a agi froidement, sauvagement et sans scrupules», a affirmé David Erard.