Secret bancaire: l’Autriche comme alliée
Le ministre autrichien des affaires étrangères Michael Spindelegger soutient la voie bilatérale choisie par la Confédération dans ses relations avec l'UE. En visite à Berne, il a évoqué les intérêts communs entre son pays et la Suisse, dont la défense du secret bancaire.
«Nous soutenons la voie bilatérale» choisie par la Suisse, a déclaré lundi le ministre autrichien, en poste depuis décembre dernier. Grâce à l’espace Schengen – auquel la Suisse appartient depuis fin 2008 – et à la libre circulation, «deux bons voisins se sont encore rapprochés», a-t-il notamment relevé.
Au cours de sa visite de travail, Michael Spindelegger s’est entretenu avec la ministre suisse des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey. Devant la presse, tous deux se sont félicités des contacts étroits maintenus entre les deux pays, notamment en qui concerne la défense du secret bancaire.
Sur ce point, l’Autriche n’a besoin d’aucun changement, a fait savoir Michael Spindelegger. «Ce sont au contraire les conséquences d’une levée partielle du secret bancaire qui doivent être discutées, à savoir la fuite des capitaux dans d’autres régions du monde», a-t-il ajouté.
Micheline Calmy-Rey a pour sa part indiqué que les deux pays s’étaient concertés sur des problèmes communs, parmi lesquels figurent les divergences avec l’Union européenne (UE) en matière de fiscalité.
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