Un axe romand se dessine pour la promotion économique
Neuchâtel, Vaud et Genève envisagent notamment de fusionner leurs activités de prospection à l'étranger.
Les modalités du rapprochement seront précisées à fin janvier. C’est ce qu’a indiqué mercredi Jacqueline Maurer, directrice du Département de l’économie vaudoise, en confirmant une information parue mercredi dans Le Temps.
Bernard Soguel, patron de l’économie neuchâteloise, a précisé que les négociations ne sont pas terminées. Les pourparlers ont lieu au niveau gouvernemental.
Jacqueline Maurer est plus précise sur le projet de fusion des activités à l’étranger. «Si nous nous regroupons, ce n’est pas pour garder la structure actuelle et nous serons contraints à quelques licenciements, de chefs en particulier», a-t-elle déclaré.
Cumuler les moyens
Selon la conseillère d’Etat vaudoise, il ne s’agit pas cependant d’économiser sur les moyens mais de les cumuler. «Nous avons surtout l’intention de mettre nos réseaux de prospection en commun», a-t-elle précisé.
Par exemple, le canton de Vaud pourrait bénéficier de la présence neuchâteloise sur sol allemand.
Neuchâtel voit aussi des avantages à cette collaboration. Selon Bernard Soguel, le canton n’a pas d’autre choix que de se tourner vers le pôle économique émergeant autour de Lausanne et de Genève.
En matière de haute technologie, le canton pourra mieux faire valoir ses atouts à l’étranger s’il est intégré à un ensemble plus grand. Neuchâtel pourra aussi faire valoir la proximité de l’aéroport et de la place financière de Genève dans ses démarches de promotion.
Selon le quotidien «Le Temps», la mise en oeuvre de cet organisme de promotion économique «exogène» pourrait être confiée à Francis Sermet. L’actuel directeur du DEV vaudois, organisme indépendant de promotion exogène du canton de Vaud, est aussi un ancien acteur de la promotion neuchâteloise.
Concurrencer la place financière zurichoise
Le nouvel instrument pourrait ensuite s’ouvrir à d’autres cantons, comme le Valais ou Fribourg. Selon Jacqueline Maurer et Francis Sermet, le cadre légal envisagé permet même une collaboration avec d’autres régions, comme la Haute-Savoie.
Une union francophone pour damer le pion aux Alémaniques? Jacqueline Maurer rit: «le terme est peut-être un peu fort. Mais c’est sur, la place financière zurichoise est très active, son potentiel est important. Et nous sommes convaincus qu’en réunissant nos forces sur une place économique romande, nous ferons un bon contrepoids à cette région.»
Les négociations n’étant pas terminées, Francis Soguel n’a pas voulu préciser la nature de l’accord envisagé (concordat intercantonal, formule de droit public ou privé).
swissinfo avec les agences
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