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Joseph Deiss est alarmé par la situation des Palestiniens

Joseph Deiss a entendu les griefs de Ziad Abbas, chef du camp de réfugiés de Daishe. Keystone

Dimanche, le chef de la diplomatie suisse Joseph Deiss a dressé le bilan de la première partie de sa visite au Proche-Orient, consacrée aux territoires palestiniens, avant d'entamer le volet israélien de son périple.

«Le but principal de ce voyage était de mieux me rendre compte de la situation», a précisé d’emblée le chef du Département fédéral des affaires étrangères. De vendredi, jour de son arrivée, jusqu’à dimanche matin, la visite de M. Deiss a été consacrée essentiellement aux territoires palestiniens.

Dimanche, à la suite de la visite du camp de réfugiés palestiniens de Daishe, M. Deiss a fait part de ses impressions. «L’impression que j’emporterai est d’avoir pu visiter quelques projets sur le terrain dans lesquels la Suisse est engagée.» Mais il constate: «Par rapport au processus de paix, c’est peu, mais par rapport à la vie quotidienne des Palestiniens cela a son importance».

Puis Joseph Deiss a mis un bémol aux espoirs placés par les Palestiniens dans une action diplomatique suisse en vue de faire lever le blocus des territoires: «Yasser Arafat nous a incités à ne pas nous en tenir uniquement au droit humanitaire, je lui ai répondu que la Suisse est un petit pays et que notre seule force est le respect du droit humanitaire.»

Dimanche, durant sa visite du camp de réfugiés palestiniens de Daishe, près de Bethléem, Joseph Deiss a pu entendre les griefs de Ziad Abbas, chef de ce camp: «Nous attendons (de vous) une aide financière, nous attendons aussi la liberté. Depuis cinquante-deux ans, nous sommes dans l’attente, sans savoir pourquoi… Je ne veux pas mourir ici, mais dans mon village détruit (en Israël)».

Et d’exhorter la communauté internationale à ne plus rester les bras croisés. «Nous remercions la Suisse pour ce qu’elle fait pour nous, mais nous espérons qu’elle en fasse un peu plus», devait-il conclure, accablé.

Samedi soir M. Deiss a dîné avec des représentants de la communauté internationale, notamment de la France, de la Suède (actuelle présidente de l’Union européenne) de l’UNWRA… Les opinions exprimées à cette occasion rejoignent celles du chef de la diplomatie helvétique, elles sont «alarmistes».

Lundi, M. Deiss doit rencontrer le premier ministre israélien Ariel Sharon, puis son homologue israélien Shimon Peres, avant de prendre le chemin du retour, mardi.

Simon Léger

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