Le candidat franco-suisse hors course
Le candidat franco-suisse à la présidentielle française, Jean-Philippe Allenbach, n'a pas réuni les 500 parrainages nécessaires. Sans surprise.
Pour se mesurer aux deux favoris Jacques Chirac et Lionel Jospin, les candidats devaient obtenir jusqu’à mardi minuit le soutien de 500 élus, principalement des maires.
Le Conseil constitutionnel doit établir jeudi la liste définitive des candidats. Qui sera publiée au journal officiel vendredi.
Un politicien atypique
Dix-sept prétendants affirment avoir rempli les conditions nécessaires. Il s’agit-là d’un chiffre record dans l’histoire de la République. A condition qu’il soit confirmé, bien sûr.
Mais le Franco-Suisse Philippe Allenbach n’en fait pas partie. Il n’aura réussi à réunir que quelques dizaines de signatures.
L’aventure présidentielle de ce politicien atypique aura donc été de courte durée. Mais Philippe Allenbach n’est pas découragé pour autant. Pour preuve, il a l’intention de se présenter aux prochaines législatives.
Spécialiste de la finance
Philippe Allenbach vit entre Zurich, Chicago et Besançon. Spécialiste de la finance et du commerce international, en particulier dans le secteur énergétique, il a fondé son propre parti.
Après un passage chez Paribas à Paris, il s’est installé à Francfort avec sa famille. Il a alors travaillé comme cambiste à la Bank of America. Il est ensuite devenu directeur financier d’une grande entreprise de commerce international, à Zürich.
En 1984, il a créé sa propre société de consulting. Spécialisée dans le conseil financier aux grandes entreprises, cette firme a ouvert des bureaux à Paris, Zürich, Chicago, Varsovie et Moscou.
En plus de sa langue maternelle française, Philippe Allenbach parle allemand, anglais et russe. Diplômé de Sciences-Po, ce militant fédéraliste de la première heure a défendu, dans les années 60, l’élection du Parlement européen au suffrage universel direct. Avant de faire campagne pour le «oui» au Traité de Maastricht.
Deuxième tentative
En 1995, il avait déjà annoncé sa candidature à l’Elysée. Mais, à cette époque aussi, il n’était pas parvenu à recueillir les 500 signatures nécessaires. Dans la foulée, il a créé, en 1996, le Parti fédéraliste. Il en est toujours le président.
Ce consultant financier franco-suisse a pris la tête, aux élections européennes de 1999, d’une liste du Parti fédéraliste. Au dernier moment, il a renoncé à faire imprimer les bulletins de votes. Motif: il n’avait obtenu que 6 secondes de télévision sur les 6 mois de campagne.
Mais rien ne semble décourager ce politicien hors norme. Qui – probablement inspiré par le système helvétique – milite pour «une France fédérale dans une Europe fédérale».
tsr.ch/swissinfo et les agences
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