Les radicaux plébiscitent l’adhésion à l’ONU
Réunis en assemblée à Tramelan (BE), les délégués du PRD recommandent de voter oui le 3 mars prochain. La semaine de 36 heures, elle, est rejetée.
Les radicaux sont convaincus qu’il est temps pour la Suisse d’adhérer à l’ONU. Le nouveau président de la Confédération Kaspar Villiger n’a guère rencontré d’opposition au sein de son parti. C’est en effet par 199 voix contre cinq que les délégués ont décidé de recommander l’approbation de l’initiative sur l’adhésion de la Suisse à l’ONU.
La globalisation, la défense des intérêts économiques et financiers de la Suisse, le maintien à Genève du siège européen de l’ONU et la participation à l’idéal de paix dans le monde ont été quelques-uns des principaux arguments développés par les orateurs.
Il est temps d’adhérer
«Nous participons déjà avec succès aux diverses organisations des Nations unies. Il est temps d’adhérer de plein droit à l’ONU afin de pouvoir y élever la voix et y gagner en influence», a souligné Kaspar Villiger.
Une adhésion est d’autant plus importante que le monde est devenu interdépendant comme en témoignent les répercussions des attentats du 11 septembre, a-t-il ajouté
Ancien adversaire de l’adhésion, le président de la Confédération s’est dit convaincu qu’une adhésion ne nuirait pas à la neutralité. Au contraire, ce n’est qu’au sein de l’ONU que des pays neutres comme la Suisse peuvent aujourd’hui défendre leurs intérêts et pratiquer une véritable politique de bons offices. La Charte des Nations unies n’oblige aucun pays membre à participer à des opérations militaires, a rappelé Kaspar Villiger.
«Le temps est venu d’ouvrir les yeux et de voir le monde tel qu’il est», a souligné pour sa part la conseillère aux Etats bernoise Christine Beerli. «La Suisse n’est plus un îlot de calme dans ce monde largement interactif». Les Suisses ont leur mot à dire et veulent être présents là où se passent les choses sur le plan mondial.
Initiative de l’USS balayée
L’initiative de l’Union syndicale suisse (USS) «Pour une durée du travail réduite», qui propose d’introduire progressivement la semaine de 36 heures, a en revanche été rejetée par 195 voix contre zéro.
Les délégués radicaux ont ainsi balayé les arguments du conseiller national Jean-Claude Rennwald (PS/JU), qui a notamment souligné que la Suisse était à la traîne avec l’une des durées de travail les plus élevées d’Europe.
Le conseiller national vaudois Charles Favre a en revanche été entendu lorsqu’il a dénoncé une initiative «dogmatique», lancée dans les années 90 alors que le taux de chômage dépassait 5%.
Selon lui, le contexte économique est désormais totalement différent. «La Suisse doit affronter un nouveau challenge, celui de l’assèchement du marché du travail».
Sauvetage de Swissair justifié
Dans son discours, le président du PRD Gerold Buehrer a pour sa part défendu l’attitude de son parti dans la débâcle de Swissair. «Le PRD n’a pas pris de décisions à la légère dans l’opération de sauvetage de la compagnie», a-t-il lancé en guise de réponse à certaines critiques de l’UDC zurichoise accusant le PRD d’avoir agi à des fins électoralistes.
«Lorsqu’une crise menace le pays tout entier, nous ne pouvons pas rester les bras croisés et nous abstenir de prendre nos responsabilités dans le domaine du trafic aérien», a-t-il ajouté.
swissinfo avec les agences
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