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Pour une «Suisse de l’équilibre»

Un parti qui se veut la 'force positive' du paysage politique suisse. Keystone

Les délégués du Parti radical (droite), réunis en assemblée à Winterthour, ont présenté un document stratégique intitulé «La Suisse de l'équilibre».

Il prône notamment «l’égalité des chances» dans la formation et sur le marché du travail et une vieillesse active. Par ailleurs, l’assemblée a dit oui à l’unanimité à la 5ème révision de l’AI.

Réunis à Winterthour, dans le canton de Zurich, les quelque 220 délégués du PRD ont approuvé avec enthousiasme le document, troisième volet du nouveau programme politique du parti.

Après «La Suisse de l’intelligence», «La Suisse de la croissance» et avant «La Suisse de l’ouverture», voici donc «La Suisse de l’équilibre».

Une retraite en trois paliers

Concrètement, les radicaux proposent une retraite flexible selon un modèle de trois paliers, qui comprend un âge minimum (par exemple 62 ans) donnant droit à une rente partielle, un âge légal (65 ans) et un âge maximum (68 ou 70 ans) donnant droit à une rente régulière assortie d’une rente complémentaire si on a continué à cotiser au-delà de l’âge légal.

Face au vieillissement de la population, la Suisse n’aura bientôt plus d’autre choix que de faire participer les plus de 65 ans au marché du travail, estime le PRD. Pour les mêmes raisons, il
faut permettre aux femmes de concilier vie professionnelle et familiale.

Bons de garde et formation précoce

Les radicaux veulent multiplier les places d’accueil pour enfants tout en remplaçant le financement des structures extra-familiales par des bons ou chèques de garde distribués aux parents. Soutenue par le ministre radical Pascal Couchepin, l’idée n’est pas nouvelle. Le PRD, le Parti démocrate-chrétien (PDC, centre droit) et le Parti socialiste s’en disputent la paternité.

Mais contrairement au PS, le PRD ne veut pas débloquer de subventions fédérales supplémentaires pour le financement de ces bons, ni obliger les entreprises à y participer. De plus, seuls les parents qui travaillent auraient droit à ces chèques – ceux exerçant une activité bénévole ne pourraient pas en profiter.

Les frais de garde des enfants doivent en outre pouvoir être déduits des impôts, ont estimé les délégués. Contre la volonté de la direction du parti, ils ont accepté à la quasi-unanimité une
proposition zurichoise, soutenue aussi par la présidente du Conseil nationale (chambre basse) Christine Egerszegi.

Dans le domaine de la formation finalement, le papier stratégique du PRD préconise entre autres une scolarisation précoce, l’école de jour et une harmonisation formelle du système des bourses et des prêts.

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Parti radical démocratique

Ce contenu a été publié sur Membres de la famille libérale, les partis radicaux cantonaux ont fondé l’Etat fédéral de 1848 et se sont regroupés sous le nom PRD en 1894. Occupant tous les sièges gouvernementaux jusqu’en 1892, le PRD a perdu de son importance avec l’introduction du vote proportionnel en 1918. Le parti de l’économie – comme on l’appelle souvent…

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«La force positive»

Le président des radicaux, Fulvio Pelli, avait auparavant présenté le parti comme «la force positive» du pays qui se bat pour la concordance. Il a dénoncé le «risque de paralysie» du Parlement, où la gauche et la droite nationaliste, PS et UDC, tentent «de se mettre en scène à des fins électoralistes».

Fulvio Pelli a cité comme exemple l’échec de l’assainissement de l’Assurance Invalidité (AI) au Conseil national la semaine dernière. «L’UDC a perverti le projet par des jeux tactiques et favorisé la solution de la minorité de gauche», a critiqué le président du PRD, qualifiant cette attitude de «cynique».

Le PRD demande une deuxième «table carrée» pour trouver un compromis sur les assurances sociales. Elle ne devrait pas être agendée avant les élections fédérales de cet automne, a précisé à Fulvio Pelli. Une première «table carrée» avait eu lieu en 2004 sur la 5e révision de l’AI, qui sera soumise au peuple le 17 juin prochain, et qui a obtenu samedi le soutien unanime des délégués du PRD.

Le ministre Pascal Couchepin a une nouvelle fois expliqué les avantage de la révision et mis en garde contre les conséquences d’un refus. Il s’agit à ses yeux d’un inévitable premier pas pour améliorer la situation financière catastrophique de l’AI. Selon lui, le projet est par ailleurs l’expression d’une politique sociale moderne, libérale et juste.

De manière générale, les radicaux veulent «relancer la concordance» entre les partis gouvernementaux. Ils feront des propositions en ce sens dans un mois environ, selon Fulvio Pelli.

swissinfo et les agences

Parti gouvernemental, le PRD compte environ 150’000 membres venant de tous les cantons.
Dans le cadre de l’Assemblée fédérale (parlement), il détient 36 sièges (sur 200) à la Chambre basse (Conseil national) et 14 sièges sur 46 à la Chambre haute (Conseil des Etats).
Le PRD a 2 représentants au gouvernement (Conseil fédéral), qui compte 7 membres: Pascal Couchepin (ministre de l’intérieur) et Hans Rudolf Merz (ministre des finances).

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