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Sepp Blatter contre-attaque

Joseph Blatter a une nouvelle fois affirmé que la FIFA ne connaissait pas de problème d'argent. Keystone

Le patron de la Fédération internationale de football (FIFA) désavoue son secrétaire général Michel Zen-Ruffinen. Et dénonce la campagne menée par ses adversaires.

Lundi, à Zurich, au siège de la FIFA, Michel Zen-Ruffinen n’a pas réussi à renouer les fils du dialogue avec Joseph Blatter. Autrement dit, le secrétaire général n’est pas revenu sur les déclarations qu’il avait faites dans la presse.

Il avait notamment dénoncé «le système», mis en place par le président de la FIFA depuis quatre ans. Tout en ajoutant avoir découvert «plusieurs irrégularités financières».

«C’est très difficile d’être attaqué par quelqu’un que l’on a considéré comme son fils pendant quatorze ans, lance Joseph Blatter. Cela fait très mal.»

Sepp Blatter contre Lennart Johansson

Par ailleurs, dans un courrier dont l’agence france presse (AFP) a pu prendre connaissance, le président de la FIFA dénonce «une campagne de haine et de démolition» menée contre lui.

Il répond, en l’occurrence, à une lettre-circulaire adressée aux fédérations européennes par son adversaire le plus farouche, le président de l’Union européenne de football (UEFA), Lennart Johansson.

Joseph Blatter revient d’abord sur les diverses actions qu’il a menées dans le cadre d’une «politique de réconciliation et d’unité en pratiquant une concertation systématique sans esprit de revanche».

Il met notamment en avant le programme Goal, l’aide financière de quelque 10 millions de dollars sur quatre ans à l’Union européenne de football (UEFA). Qui, soit dit en passant, «n’a pas encore expliqué à la FIFA l’usage de ces fonds».

Faisant référence «aux allégations, sans preuve et démenties, d’achat de vote en 1998», le patron de la FIFA rappelle que la campagne de diffamation menée contre lui remonte à novembre 2001.

Tout a commencé, écrit-il, «de manière concertée surtout autour de média et de tabloïds britanniques.»

Et d’ajouter: «Il s’agit donc bien de créer de manière artificielle un climat négatif de diffamation, de l’organiser dans les média, puis de le dénoncer en m’en donnant la responsabilité. Pour, finalement, en appeler à une nouvelle ère qu’un Monsieur Propre doit organiser».

L’objectif constant de «ceux qui ont perdu en 1998», poursuit Joseph Blatter, est de «créer à tout prix un candidat contre moi. Quelles qu’en soient les conséquences pour l’image de la FIFA».

En l’occurrence, Joseph Blatter fait allusion à la candidature de Issa Hayatou qui est soutenue par le patron de l’UEFA, Lennart Johansson.

Les amis de Sepp Blatter

Mais le patron du foot mondial n’a pas que des ennemis. Pour preuve, lundi à Tripoli, les représentants de 23 pays africains sont parvenus à «un consensus» pour soutenir la candidature de Joseph Blatter à un second mandat à la tête de la FIFA.

Et Abdelraouf Sirri, vice-président de la Fédération libyenne, de préciser les raisons de ce soutien: «Joseph Blatter a beaucoup donné aux pays africains».

Le Camerounais Issa Hayatou aurait donc ainsi perdu 23 voix sur les 51 de la Confédération africaine (CAF). Un coup très dur pour l’unique concurrent du Suisse.

La décision des Africains est tombée deux jours après la réélection pour quatre ans du Trinidadien Jack Warner à la tête de la Confédération Amérique du Nord et Centrale – Caraïbes de football (CONCACAF).

Or, Jack Warner a ouvertement apporté son soutien à Joseph Blatter. «Nous, à la CONCACAF, nous sommes des gens reconnaissants et nous n’oublierons pas ceux qui nous ont aidés.»

swissinfo avec les agences

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