Visite officielle du chancelier autrichien en Suisse
Le nouveau chancelier autrichien Alfred Gusenbauer était en visite à Berne lundi. Il a été reçu par la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey.
Les discussions ont notamment porté sur le dossier fiscal, l’organisation de l’Euro 2008 et le transport des marchandises.
Il s’agissait de la première visite officielle en Suisse du nouveau chancelier autrichien. Les ministres suisses Pascal Couchepin, Moritz Leuenberger et Hans-Rudolf Merz ont également participé aux entretiens.
Lors d’une conférence de presse qui a suivi la rencontre, Micheline Calmy-Rey a souligné la «coopération dynamique» entre les deux pays. L’organisation conjointe de l’Eurofoot 2008 est une «preuve de notre amitié». L’existence de plus de 80 accords bilatéraux est également l’expression d’un lien étroit entre les deux pays.
Dossier fiscal
Concernant les relations avec l’Union européenne (UE), la rencontre a permis d’évoquer la possibilité d’un accord-cadre qui permettrait de consolider la voie bilatérale.
Le ministre des Finances Hans-Rudolf Merz a une nouvelle fois exposé la position de la Suisse à propos des réserves de l’UE concernant les dispositions fiscales cantonales applicables à certaines formes de sociétés. Hans-Rudolf Merz a précisé qu’il n’existait aucun texte conventionnel entre la Suisse et l’UE qui oblige la première à adapter son système d’imposition des sociétés à celui des Etats membres de l’UE.
D’un point de vue strictement juridique, il est pour le moins difficile de dire que les régimes fiscaux cantonaux violent l’accord de libre-échange de 1972, a déclaré Alfred Gusenbauer. Ce dernier a laissé ouvert la position qu’allait adopter son pays sur la question mais il a souligné que la Suisse pouvait compter sur la «compréhension» de son voisin.
Chahuté à Zurich
Alfred Gusenbauer s’est rendu dans la matinée à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Son discours a été interrompu par une dizaine de représentants de l’Union des EtudiantEs de Suisse (UNES) qui lui reprochaient de n’avoir pas tenu sa promesse électorale d’abolir les taxes d’études en Autriche.
Alfred Gusenbauer leur a expliqué qu’il n’avait pas trouvé la majorité nécessaire au sein de la coalition. Le système des bourses sera en revanche étoffé. Les importuns ont été expulsés par le service d’ordre.
swissinfo et les agences
La tradition veut que les nouveaux chanceliers autrichiens effectuent leur première visite à l’étranger en Suisse.
Mais Alfred Gusenbauer n’a pas suivi cette tradition. Il s’est en effet d’abord rendu en visite à Berlin avant de venir à Berne.
Mais cette «entorse» n’affecte en rien les bonnes relations entre les deux pays a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères.
Le socialiste Alfred Gusenbauer a pris ses fonctions le 11 janvier à la tête d’une coalition entre le SPÖ et les conservateurs du ÖVP de l’ancien chancelier Wolfgang Schüssel.
Son gouvernement n’a pu être formé qu’au terme de trois mois de dures tractations sur un programme de gouvernement.
Aux législatives du 1er octobre, le SPÖ est arrivé vainqueur d’une courte tête avec 35,3% des voix contre 34,3 % à l’ÖVP.
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