La Suisse accède aux infos policières de l’UE
Dès jeudi, le Système d'information Schengen (SIS) sera opérationnel en Suisse. En vue de l'entrée en vigueur de l'accord de Schengen sur la criminalité, les autorités auront accès aux informations de 25 pays européens.
A partir du 14 août, la police, le corps des gardes-frontière et d’autres services auront accès au SIS, qui fournit la liste des personnes recherchées ou interdites d’entrée dans un Etat, ainsi que des objets volés dans 25 pays européens, comme les voitures et les armes.
L’Office fédéral de la police (OFP) indique que le système national de recherche RIPOL sera complété par le SIS. Il a constitué une cellule de 25 personnes, le bureau SIRENE («Supplementary information request at the national entry»), chargé de l’échange d’informations.
Les données sont accessibles à un cercle limité de personnes, ne sont utilisées qu’aux fins étant à l’origine de leur signalement et sont effacées après un certain temps. Toute personne peut demander si des données personnelles la concernant figurent dans le SIS et, le cas échéant, leur rectification ou leur effacement.
Le raccordement de la Suisse doit être évalué par des experts des pays de l’UE en septembre, puis le Conseil de l’Union fixera la date définitive de l’intégration de la Suisse dans l’espace Schengen, probablement en décembre. Les Suisses ont approuvé ce projet en 2005.
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