Les eaux souterraines suisses sont édulcorées
L'organisme humain n'assimile pas le faux sucre contenu dans les produits allégés. Comme les stations d'épuration ne l'éliminent pas non plus, il finit dans les nappes phréatiques. Les concentrations mesurées ne présentent toutefois aucun danger et ne sont pas suffisantes pour modifier le goût de l'eau potable.
Les chercheurs de la station Agroscope de Changins-Wädenswil (ACW) ont retrouvé des traces d’acésulfame dans deux tiers des échantillons d’eaux souterraines qu’ils sont analysés.
Comme ce produit ne se décompose ni dans le corps humain ni plus tard dans les stations d’épuration, il poursuit donc son chemin jusque dans les rivières et les lacs pour atterrir dans les eaux souterraines.
Sa présence dans les sous-sols peut aussi être due à une fuite dans une conduite d’égout.
Cette découverte contribue à un meilleur contrôle de la qualité des nappes phréatiques. La présence d’édulcorant permet en effet de distinguer la pollution due aux eaux usées des ménages de celle d’autres sources potentielles comme l’agriculture ou le transport, note Agroscope.
Au final, il apparaît que la proportion d’eaux usées qui atterrit dans les nappes phréatiques atteint moins d’un pour mille.
swissinfo.ch et les agences
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