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Inondations au Mozambique: la Suisse solidaire

Sept chefs d’État d’Afrique australe se sont rencontrés mardi à Maputo, capitale du Mozambique, pour mesurer les conséquences des graves inondations qui frappent leurs pays. La Suisse se montre solidaire, sa coopération se consacre davantage à l’urgence.

Sept chefs d’État d’Afrique australe se sont rencontrés mardi à Maputo, capitale du Mozambique, pour mesurer les conséquences des graves inondations qui frappent leurs pays. La Suisse se montre solidaire, sa coopération se consacre davantage à l’urgence.

Le Mozambique ne voit pas encore le bout de la catastrophe. Les pluies n’en finissent pas, les fleuves menacent toujours et les autorités locales n’ont pas vraiment d’autre choix que de demander à tout le monde de rester en état d’alerte maximum.

L’aide internationale prend enfin de l’ampleur. Elle dépasserait aujourd’hui les 100 millions de dollars, selon les chiffres communiqués à Genève par la porte-parole du Programme alimentaire mondial, qui précise que quelque 2 400 personnes, dont une moitié de militaires, participent actuellement aux secours, équipés d’une soixantaine d’hélicoptères et d’avions légers et de 170 bateaux. Peu de choses pourtant, si l’on pense qu’au Mozambique seulement, la surface des terres inondées dépasse les 50 000 kilomètres carrés, soit nettement plus que la superficie de la Suisse.

Depuis deux semaines, plusieurs centaines de milliers de francs suisses sont chaque jour envoyés quasi spontanément à la Chaîne du Bonheur, le bras humanitaire des radios et des télévisions publiques suisses. Mardi, le montant total des dons versés atteignait pratiquement les 5 millions de francs suisses qui seront utilisés par des organisations d’entraide pour les secours d’urgence comme pour les programmes de reconstruction et de réhabilitation.

La Coopération suisse, quant à elle, a décidé d’adapter ses programmes d’appui à long terme pour se consacrer davantage aux besoins d’urgence, en particulier dans le traitement de l’eau potable et la prévention de maladies comme le choléra et la malaria. Mais le danger vient aussi de ce terrible héritage de la guerre civile que représentent les mines antipersonnel. Ces engins meurtriers ont sans doute été déplacés par les eaux, loin des panneaux qui signalaient leur présence et engloutis ailleurs dans la boue. En certains endroits, peut-être faudra-t-il même recommencer les recherches à zéro.

Bernard Weissbrodt

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