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La formation continue: un défi pour les pays pauvres comme pour les pays riches

L'apprentissage doit durer toute la vie. C'est la conviction du Bureau International du Travail (BIT) qui organise cette semaine à Genève une réunion sur la formation permanente et qui doit déboucher sur une série de recommandations.

L’apprentissage doit durer toute la vie. C’est la conviction du Bureau International du Travail (BIT) qui organise cette semaine à Genève une réunion sur la formation permanente et qui doit déboucher sur une série de recommandations.

Les rapides changements techniques, économiques et sociaux que connaît l’ensemble de la planète rendent indispensables la mise en place d’un système de formation permanente. Selon un rapport du BIT, qui sert de base de travail à la réunion, «il faut accroître son savoir, améliorer ses qualifications, renforcer son aptitude à apprendre, faute de quoi les individus – et, par extension, les communautés et les nations – seront de moins en moins capables de s’adapter à leur nouvel environnement».

Fort de ce constat alarmiste, le BIT a donc réuni des représentants gouvernementaux, patronaux, de syndicats d’enseignants et d’ONG issus de plus de 50 pays. Ils planchent cette semaine à Genève sur les meilleurs moyens d’adapter l’enseignement actuel à ce nouveau défi et de mettre en place un système de formation continue pour les adultes.

Le BIT constate en effet que l’éducation des adultes et l’éducation non institutionnelle est reléguée au second plan dans la plupart des Etats de la planète.

André Giordan, professeur à l’Université de Genève, partage le constat du BIT. A la tête d’un institut de recherche sur l’enseignement, il estime également que «nous sommes encore trop prisonniers de l’idée qu’on peut se former une fois pour toute à l’école et qu’ensuite, toute sa vie, on aura le bagage intellectuel suffisant pour travailler».

Le développement des connaissances démontre pourtant le contraire. «Dans les sciences, le savoir double tous les dix ans. Certains savoirs sont même périmés en 18 mois», précise André Giordan.

La Suisse n’est bien sûr pas épargnée par ce phénomène. André Giordan estime pourtant qu’elle a quelques atouts: «Il y a une tradition, en Suisse dans l’industrie, de formation sur le tas, qui est une forme de formation permanente».

Frédéric Burnand

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