La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast

La Suisse au Forum de Malmö: il ne faut pas dissocier pauvreté et environnement

Vue sur le glacier Morteratsch-Gletsch dans les Grisons. Un des thèmes de la Conférence de Malmö concerne le réchauffement du climat. Keystone

En ce début de semaine, les ministres de l’Environnement tiennent Forum général à Malmö, en Suède. Leur objectif: se mettre d’accord sur des priorités d’action au niveau mondial. La délégation suisse est emmenée par le Secrétaire d’État Philippe Roch.

Quelles réponses aux grands défis environnementaux du 21e siècle? Quel rôle devraient jouer le secteur privé, l’industrie et la finance et quelles responsabilités peut exercer la société civile dans la protection de l’environnement? Ce sont là les trois grands thèmes soumis à la discussion des ministres «verts» des quatre coins du monde invités à cette session spéciale des instances dirigeantes du Programme des Nations unies pour l’Environnement.

La Suisse se réjouit tout particulièrement de la convocation de ce genre de Forum, car il répond à ce qu’elle attend de cette organisation, à savoir qu’elle ne doit pas seulement se comporter comme une agence administrative et technique, mais aussi et surtout comme une plate-forme de débats et d’échanges sur les politiques environnementales.

Philippe Roch, directeur de l’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage, entend d’ailleurs profiter de cette tribune mondiale pour demander que l’on n’oublie pas de réfléchir sur le lien entre la pauvreté et l’environnement et d’agir en conséquence. Sans quoi on continuera d’alimenter le cercle vicieux du sous-développement.

Moins l’on a de ressources à disposition, plus on est évidemment tenté d’exploiter au maximum ce qu’offre la nature, sans se soucier du lendemain. Si l’on ne fait rien pour améliorer l’existence quotidienne des plus démunis, l’environnement continuera de se dégrader. Nombre d’espaces naturels se transformeront en zones inhospitalières pour l’homme. Lutter contre la pauvreté offre donc la garantie que l’environnement sera un peu mieux respecté.

Mais, insiste Philippe Roch, on a trop tendance à oublier que l’inverse est tout aussi vrai et qu’un environnement sain est une condition sine qua non pour un monde sans pauvreté. La CNUCED, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, en fournit un bon exemple en soutenant des programmes pour la promotion du commerce des produits dérivés de la biodiversité. Elle part du principe que si, par leur mode de vie et leurs activités, des populations préservent la qualité naturelle des produits de leur environnement, elles en retirent forcément des bénéfices économiques.

Cela suppose un minimum de solidarité internationale. Non seulement par l’appui matériel qui peut être fourni aux plus démunis. Mais aussi par les changements de comportement des consommateurs des pays industrialisés. Remplacer les boutons en plastique, dont la fabrication est coûteuse en termes d’environnement, par des extraits de certaines noix cultivées en Amérique latine peut générer des revenus intéressants pour les communautés locales et leur ouvrir de nouveaux horizons de développement commercial.

Bernard Weissbrodt


Les plus appréciés

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !

Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision