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La Suisse pour la vente de l’ivoire, sous conditions

L’éléphant sera au centre des travaux de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) qui se réunit dès lundi à Nairobi. La Suisse soutiendra un assouplissement des dispositions.

L’éléphant sera au centre des travaux de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) qui se réunit dès lundi à Nairobi. La Suisse soutiendra un assouplissement des dispositions.

L’Afrique du Sud entend demander l’autorisation de commercialiser, sous contrôle strict, l’ivoire et les peaux provenant d’éléphants qui ont dû être tués dans les parcs nationaux. Le Botswana, la Namibie et le Zimbabwe, eux, espèrent obtenir une extension de la dérogation qui les autorise, depuis la conférence de la CITES à Harare, en 1997, à pratiquer un commerce limité de l’ivoire. Commerce interdit depuis 1989.

La délégation suisse votera en faveur de ces propositions. Des propositions controversées. Avant la conférence de Nairobi, au Kenya, plusieurs associations de défense de l’environnement se sont mobilisées pour dénoncer une situation dramatique. La fondation française 30 Millions d’Amis, entre autres, estime que si le braconnage retrouvait son rythme d’avant l’interdiction, tous les éléphants d’Afrique – 286 000 selon les estimations – risqueraient de disparaître d’ici à quatre ans.

Plus de 30 000 éléphants ont été tués en 1998 et en 1999 en Afrique, malgré l’interdiction du commerce international de l’ivoire instaurée par la CITES, selon deux organisations de défense des animaux – Born Free et la Coalition internationale pour la vie sauvage (IWC). Elles demandent aux pays qui participeront à la conférence de rejeter les propositions d’assouplissement pour éviter une nouvelle augmentation du braconnage.

Ces conclusions contredisent celles du secrétariat de la CITES en Suisse qui parle de 235 éléphants tués pendant ces deux ans. Et qui affirme que le braconnage est en baisse. La délégation suisse, elle, s’appuie sur les données de la CITES pour soutenir la demande des pays d’Afrique australe. «Nous nous fions aux chiffres des pays membres et pas aux chiffres avancés par des organisations qui sont des organisations non gouvernementales», ajoute Thomas Althaus de l’Office vétérinaire fédéral et membre de la délégation.

La Suisse va en revanche rejeter la proposition du Kenya – pays hôte de la conférence – qui souhaite un retour à la protection totale des éléphants d’Afrique. Une proposition soutenue par les associations de protection de l’environnement et de défense des animaux.

Alexandra Richard

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