Le cas particulier des sociétés combattantes
En marge de l’organisation faîtière, quelques sociétés d’étudiants perpétuent le combat réel à l’épée.
Même s’ils ont été interdits par l’Etat, les duels n’ont donc pas disparu.
A Fribourg, par exemple, les Rodensteiner perpétuent la tradition depuis plus d’un siècle.
Le combat se déroule dans un lieu tenu secret, en présence de juges et de médecins. Il faut dire que c’est la règle du premier sang qui est appliquée.
Seuls les yeux et la gorge sont protégés. Il s’agit donc de viser le front, les joues et le cuir chevelu. Le combattant qui est blessé trois fois à la tête ou qui commet une faute technique est exclu.
La tradition du combat à l’épée remonte à la fin du 19e siècle, chez les étudiants allemands. Au début, il s’agissait de vrais duels pour défendre son honneur. Par la suite, les combats ont été organisés, pour le plaisir.
Aujourd’hui, ces sociétés combattantes sont plutôt rares. La Société des Etudiants suisses (SES) estime qu’il pourrait y en avoir environ une par ville universitaire.
D’ailleurs, l’organisation faîtière ne les accepte pas. «Le fait de blesser quelqu’un est contraire à la morale sociale catholique que nous défendons», précise Christian Ineichen, président central de la SES.
swissinfo, Alexandra Richard
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