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Les producteurs suisses d’OGM craignent un durcissement de la législation européenne

Le Parlement européen doit se prononcer cette semaine sur la dissémination d’organismes génétiquement modifiés. Les géants européens de la biotechnologie, parmi lesquels quatre sociétés suisses, organisent la résistance.

Le Parlement européen doit se prononcer cette semaine sur la dissémination d’organismes génétiquement modifiés. Les géants européens de la biotechnologie, parmi lesquels quatre sociétés suisses, organisent la résistance.

L’actualité européenne semble se liguer contre les industriels produisant ou utilisant des organismes génétiquement modifiés. Avec tout d’abord l’entrée en vigueur ce lundi d’un règlement de la Commission de Bruxelles, qui prévoit un étiquetage obligatoire pour les produits alimentaires contenant au moins 1 pour cent d’organismes génétiquement modifiés.

Une telle obligation est déjà en vigueur en Suisse depuis juin 1999. Elle règle surtout le problème de la présence accidentelle d’OGM, via notamment des additifs et autres arômes alimentaires. Le seuil de 1 pour cent concerne, en Suisse comme dans l’Union européenne, chaque ingrédient du produit.

Mardi et mercredi, les OGM seront également au menu du Parlement européen qui doit réviser la directive relative à leur dissémination volontaire. La commission en charge du dossier a proposé plusieurs amendements visant à durcir le projet du Conseil des ministres. D’où l’inquiétude des industriels regroupés dans l’association Europabio, dont le siège est à Bruxelles.

Les sociétés suisses Novartis, Roche, Serono et Nestlé font partie de ce groupe de pression. Principal amendement contesté: celui qui exige, sur le principe du pollueur-payeur, que «le responsable légal d’une dissémination assume l’entière responsabilité civile pour toute atteinte à la santé humaine et à l’environnement».

Les firmes concernées redoutent des procès se traduisant par des dommages-intérêts en milliards de dollars. Pour les responsables d’Europabio, une telle responsabilité ferait grimper les coûts d’assurance et nuirait aux recherches en biotechnologie.

Thierry Zweifel, Bruxelles

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