Les Suisses sont opposés au génie génétique dans l’agriculture
Selon un sondage réalisé par l’Institut IPSO et publié lundi par le WWF, trois Suisses sur quatre sont opposés à l'utilisation du génie génétique dans l'agriculture. Par contre, la même proportion se déclare favorable à son utilisation en médecine.
Selon un sondage réalisé par l’Institut IPSO et publié lundi par le WWF, trois Suisses sur quatre sont opposés à l’utilisation du génie génétique dans l’agriculture. Par contre, la même proportion se déclare favorable à son utilisation en médecine.
Selon le WWF, ce sondage sur le génie génétique, réalisé par l’institut IPSO auprès de 1000 personnes avec une marge d’erreur de 3,1 pour cent, ne montre pas de différences notables entre les régions linguistiques ou en fonction des appartenances politiques.
Ainsi, 68 pour cent des Romands et 74 pour cent des Alémaniques sont plutôt défavorables à l’emploi du génie génétique en agriculture. Son utilisation ne recueille les faveurs que de 23,6 pour cent des Romands et 23 pour cent des Alémaniques.
En revanche, environ la même proportion (74 pour cent des Romands et 60 pour cent des Alémaniques) accepte son utilisation dans la médecine. Ils sont respectivement 19,6 pour cent et 35,6 pour cent à s’y déclarer «plutôt contre».
Ces résultats ne surprennent pas Pierre-Alain Gentil, président de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des Etats. «Il est naturel que l’opinion publique place de forts espoirs dans les récentes découvertes et souhaite que des moyens soient trouvés pour éradiquer certaines maladies aujourd’hui incurables», a déclaré Pierre-Alain Gentil au quotidien Le Matin.
Si plus de 55 pour cent des Suisses ne soutiendraient pas une initiative qui voudrait interdire cette nouvelle technologie, plus de 77 pour cent sont favorables à l’idée d’un moratoire de dix ans. Romands et Alémaniques sont du même avis.
Pour Pierre-Alain Gentil, le fort taux de soutien au moratoire traduit des inquiétudes suite aux affaires de la vache folle et des aliments génétiquement modifiés.
Le WWF réclame ce moratoire en raison du risque lié aux disséminations des OGM. Dans son projet Gen-Lex, le Conseil fédéral rejette cette solution, lui préférant le régime des autorisations.
swissinfo avec les agences
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