On vieillit nettement mieux en Suisse qu’il y a vingt ans
En Suisse, les retraités vivent sensiblement mieux qu'il y a quinze ou vingt ans, tant sur le plan matériel qu'en ce qui concerne leur état de santé. Telle est la conclusion principale qui ressort de vastes études comparatives.
En Suisse, les retraités vivent sensiblement mieux qu’il y a quinze ou vingt ans, tant sur le plan matériel qu’en ce qui concerne leur état de santé. Telle est la conclusion principale qui ressort de vastes études comparatives, réalisées à 25 ans d’intervalle, dans deux régions représentatives du pays.
L’étude, présentée ce mardi à Berne, a été menée par le Centre interfacultaire de Gérontologie de l’Université de Genève, à la demande du Fonds national suisse de la recherche scientifique.
«Tant qu’on a la santé…», aiment à dire les personnes âgées… En réalité, l’étude s’est attachée à tous les aspects de la vie de la population âgée: santé fonctionnelle et psychique, certes, mais aussi ressources économiques, confort de l’habitat et de l’environnement, ressources sur le plan des relations amicales et familiales, sans oublier les échanges de services entre les générations ou entre contemporains. Réalisée en 1994, l’étude a en outre comparé ses résultats à ceux obtenus 25 ans auparavant lors d’une étude semblable.
On parle souvent de vieillissement de la population, laissant entendre par là que les conditions de vie devraient se dégrader. En réalité, explique le professeur Christian Lalive d’Epinay, les personnes de 60 ans et plus sont moins vieilles, biologiquement, mentalement et culturellement parlant, que les personnes de 60 ans et plus, il y a 10 ou 20 ans.
L’image qui en ressort est donc qu’en 25 ans, entre 1979, date de la première étude, et 1994, la situation des personnes âgées s’est au contraire nettement améliorée.
Le sous-titre «une révolution tranquille» l’exprime: une mutation s’est produite en 25 ans, dans notre société. Aujourd’hui, les personnes âgées ont des attentes différentes et des demandes nouvelles par rapport à la génération précédente. Se sentant mieux physiquement et psychiquement, elles veulent davantage participer à la vie sociale, bref, assumer de nouvelles responsabilités.
Dominique Boillat
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