Les dangers sont nombreux sur les pistes
Skieurs et snowboarders ne renoncent ni à leur petit verre ni à leur petit joint avant de dévaler une piste. Mais ces facteurs de risque ne sont de loin pas les seuls qui peuvent amener un adepte de la glisse à terminer sa course à l'hôpital, comme le montre une étude à l'échelle européenne, publiée pour la première fois en Suisse.
Comportement exposé, vitesse excessive, neige ancienne ou glacée, pas de casque ou mauvaise vue font partie des facteurs qui favorisent les accidents. En outre, beaucoup de skieurs surestiment leurs capacités et, grâce aux nouveaux équipements (les skis «carving»), dépassent très vite leurs limites.
Une moitié seulement des skieurs porte un casque, alors que la proportion est beaucoup plus élevée chez les snowboarders, qui ajoutent généralement au casque des protections au dos et aux poignets.
Plus de 20% des victimes d’accident affirment qu’elles ne renoncent pas à l’alcool dans leur pratique des sports d’hiver et 16% consomment occasionnellement des drogues douces. Cette proportion augmente si on considère les skieurs qui n’ont pas eu d’accident: ils sont plus de 30% à consommer de l’alcool sur les pistes.
Malgré cela, le nombre et la gravité des accidents de sports d’hiver n’ont en général pas augmenté, mais ils varient d’une saison à l’autre.
Le volet suisse de cette étude a été réalisé durant la saison d’hiver 2007-2008 auprès de 1088 skieurs et snowboarders blessés et 749 «non blessés» de toutes les catégories d’âge, avec la collaboration des hôpitaux de Frutigen, d’Interlaken et de l’Ile à Berne.
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