Télécabine d’Engelberg projetée contre un pylône avant de tomber
La chute mortelle d'une télécabine mercredi au-dessus d'Engelberg (OW) serait due à "une rafale de vent d'une force inattendue", selon son constructeur. Le souffle aurait projeté la cabine contre un pylône, ce qui l'aurait décrochée, suppose aussi le SESE.
(Keystone-ATS) Au moment de l’accident, le vent soufflait puissamment et par rafales, écrit vendredi aux médias Arno Inauer, directeur général de l’entreprise zougoise Garaventa qui a construit les télécabines à huit places du Titlis Xpress. Les vérifications réalisées depuis mercredi montrent que l’installation incriminée se trouvait en parfait état technique, souligne M. Inauer.
Le SESE confirme cette thèse
Le scénario décrit par le fabricant corrobore avec les premières observations faites par le Service d’enquête de sécurité (SESE). Ce dernier a découvert des traces correspondantes sur la pince de la télécabine ainsi que sur le balancier et le guide-câble du pylône.
Ces indices montrent que la télécabine a été déplacée de son axe au-delà du profil normal, explique à Keystone-ATS Philippe Thürler, chef d’enquête au SESE dont les travaux ne sont pas encore terminés. Les mesures du vent doivent encore être analysées.
L’accès à l’installation était suspendu
La télécabine est tombée dans une pente enneigée après la station intermédiaire de Trübsee (1800m), dans sa montée en direction de la station supérieure de Stan (2430m). Elle a effectué plusieurs tonneaux après sa chute. Sa seule occupante, une femme de 61 ans domiciliée dans la région, n’a pas survécu à l’accident.
Le tronçon supérieur du Titlis Express est fermé depuis le drame jusqu’à nouvel avis. Le téléphérique reliant en parallèle Trübsee à Stand permet de garantir le transport sur cet axe.
Jeudi, le président du conseil d’administration des remontées mécaniques d’Engelberg et conseiller aux Etats nidwaldien Hans Wicki a révélé au Tages-Anzeiger que les employés affectés au Titlis Xpress avaient commencé à suspendre, à cause du vent, le service de l’installation, juste avant l’accident. Ils plaçaient les cabines en voie de garage, lorsque l’une des télécabines encore en service est tombée.