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Corée du Nord: l'ONU veut lancer un groupe de contact

Ce contenu a été publié le 18 juin 2014 - 17:36
(Keystone-ATS)

L'ONU veut lancer un groupe de contact pour faciliter le dialogue avec Pyongyang, a annoncé mercredi à Genève le rapporteur sur la situation des droits de l'homme en Corée du Nord. Ce groupe serait constitué de dix pays, a-t-il dit.

Le rapporteur de l'ONU Marzuki Darusman a indiqué devant le Conseil des droits de l'homme qu'il faut "aller de l'avant" après la publication du rapport de la commission d'enquête dénonçant des crimes contre l'humanité en Corée du Nord. "Nous ne pouvons en rester là", a-t-il dit.

"Il faut lancer un nouveau processus pour traiter de ce problème vieux de plusieurs décennies", a déclaré Marzuki Darusman. Il a précisé que les discussions ont commencé pour mettre sur pied un groupe de contact à Genève et au sein du Conseil des droits de l'homme. Son mandat exact est encore en cours de négociation.

"Son but serait de discuter des droits de l'homme en Corée du Nord entre les sessions du Conseil, et non plus seulement une fois par an au mois de mars, de réfléchir à la mise en oeuvre des conclusions de la commission d'enquête et d'engager le dialogue avec les autorités de Pyongyang", a expliqué Marzuki Darusman.

"Cette structure requiert des Etats qui par nature seraient raisonnablement considérés comme à l'esprit ouvert et pourraient jouer un rôle de facilitateurs", a affirmé le rapporteur de l'ONU. Il n'a toutefois pas voulu citer de noms de pays.

Un tribunal

L'expert de l'ONU a mentionné également le début d'une discussion, en avril, au Conseil de sécurité de l'ONU, sur une démarche de cet organe pour saisir la Cour pénale internationale (CPI) des crimes contre l'humanité documentés par la commission d'enquête.

"Il y a des contraintes politiques et juridiques. Mais ce n'est pas nécessairement la CPI (qui serait saisie), ce pourrait être un tribunal créé par le Conseil des droits de l'homme ou l'Assemblée générale de l'ONU", a indiqué le diplomate.

Influence de la Chine

Le rapporteur a aussi insisté sur l'influence de la Chine sur Pyongyang. "Aussi longtemps que les partenaires principaux ne sont pas impliqués, nous continuerons à avoir une impasse", a-t-il dit.

Le rapporteur a enfin salué le lancement à Séoul d'un bureau du Haut Commissariat des droits de l'homme chargé de suivre la situation en Corée du Nord et de poursuivre le travail de la commission d'enquête. Ce bureau pourrait commencer son travail cet automne.

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