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Euro Disney voit ses résultats reculer au premier semestre

Ce contenu a été publié le 06 mai 2014 - 10:23
(Keystone-ATS)

Euro Disney, l'exploitant de Disneyland Paris, a creusé de 16% sa perte nette au premier semestre 2013-2014, à 103,6 millions d'euros (126,2 millions de francs) contre 89,1 millions un an plus tôt, pâtissant d'un recul de la clientèle sous l'effet conjugué de la crise et d'un calendrier de vacances défavorable, a annoncé le groupe.

Le chiffre d'affaires global est en baisse de 6% à 533,3 millions d'euros, pénalisé par une désaffection de touristes français, britanniques et espagnols et par la diminution de la clientèle d'affaires dans les hôtels du site.

"Le premier semestre n'a pas été bon par rapport à l'an dernier. Le contexte économique pèse", a concédé le PDG du groupe, Philippe Gas, interrogé par l'AFP.

La fréquentation a reculé dans les parcs et le taux d'occupation des hôtels a baissé. Le calendrier des vacances scolaires de Pâques, décalé pour les clientèles étrangères sur le second semestre, a provoqué un manque à gagner sur le premier semestre.

"Le glissement des vacances de Pâques explique environ 30% de la baisse des volumes, et notre stratégie de désengagement des offres promotionnelles, environ 40%", a indiqué M. Gas.

La perte d'exploitation s'est creusée à 101,2 millions d'euros, contre 82,5 millions d'euros au premier semestre 2012-2013, et l'Ebitda ressort négatif, alors qu'il était positif un an plus tôt.

Nouvelle attraction

Le PDG du groupe se montre néanmoins confiant pour la suite de l'exercice. "Nous voyons des signes intéressants" de reprise au second semestre, a-t-il déclaré à l'AFP, notamment en ce qui concerne les clientèles espagnole et britannique. M. Gas table notamment sur un effet d'appel de la nouvelle attraction Ratatouille, qui doit être inaugurée cet été.

Au premier semestre, le groupe a dû recourir à une ligne de crédit réutilisable ouverte par la maison mère The Walt Disney Company lors du refinancement de la dette du groupe en 2012: Euro Disney a ainsi emprunté 100 millions d'euros sur le premier semestre 2013-2014, contre 30 millions d'euros un an plus tôt.

Les 30 millions ont déjà été remboursés, a indiqué M. Gas, qui se dit "confiant" dans la capacité du groupe de rembourser d'ici la fin de l'exercice fiscal décalé les 100 millions d'euros récemment mobilisés. "C'est juste une facilité de caisse, ça nous permet d'avancer alors que nous avons de gros investissements", a dit M. Gas.

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