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Genève va accueillir de nombreuses manifestations pour les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l'homme (archives).

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

Genève va éprouver en 2018 son statut de "capitale mondiale des droits de l'homme" pour les 70 ans de leur Déclaration universelle. Alors que les violations sont nombreuses dans le monde, des manifestations vont affirmer l'importance du texte le plus traduit au monde.

Les droits de l'homme "ne sont pas acquis", a affirmé lundi devant la presse le porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, Rupert Colville. "La lutte est constante" et "il reste beaucoup à combattre", a-t-il dit.

La Déclaration universelle constitue toujours "une référence utile", relève de son côté le chef des relations extérieures du Haut-Commissariat, Laurent Sauveur. Par rapport aux 60 ans il y a dix ans, M. Colville constate même davantage d'énergie pour défendre ces droits.

D'autant plus que nouvelles technologies posent des questions pour leur garantie. Droit à la vie privée, données de masse, changement climatique, droit au travail, inégalités, violences sexuelles, liberté d'expression, crise migratoire ou régimes autoritaires sont autant de nouveaux problèmes ou de défis existants à adapter.

Discussion avec Lavrov

Pour le Haut-Commissariat, sous-financé, l'enjeu sera aussi de capitaliser sur cet anniversaire. Une "contribution financière volontaire" devrait être lancée dans les prochaines semaines auprès des Etats. Actuellement, seule une soixantaine de pays lui donnent de l'argent.

Le 10 décembre 1948, les Etats membres de l'ONU adoptaient la Déclaration universelle des droits de l'homme. Celle-ci avait été préparée par une commission constituée de représentants très variés. "Pas uniquement des Occidentaux", rappelle M. Sauveur. A tel point qu'une représentante indienne fera modifier un "tous les hommes" en "tous les êtres humains".

Pour marquer ces 70 ans, l'ONU a lancé dès décembre dernier une campagne d'une année qui doit culminer au moment de la Journée internationale des droits de l'homme un an plus tard.

A Genève, le Haut commissaire Zeid Raad al-Hussein et le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov doivent ouvrir le 28 février un débat lors de la session des droits de l'homme. Suivra en mars une action dans le cadre du Salon de l'automobile. "La sécurité routière est liée à des droits de l'homme", fait remarquer M. Sauveur.

Attendus au FIFDH

Parmi les autres moments forts de cette année, les 70 ans feront partie le même mois de la programmation du Festival du film et forum international des droits de l'homme (FIFDH). Un match de football sera ensuite organisé en avril avec l'UEFA.

En juin, le Palais Wilson, siège du Haut-Commissariat, sera ouvert au public à l'occasion des 25 ans de l'agence onusienne. Une exposition est prévue sur les quais.

Avant un programme fabriqué avec l'ancienne présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey pour la Semaine des droits de l'homme en novembre. "Il est trop tôt" en revanche pour décider d'un événement d'envergure le 10 décembre à Genève. Cette question devra être tranchée avec le successeur de M. Zeid qui va se retirer fin août, à l'issue de son mandat de quatre ans.

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ATS