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Informatique fédérale: le Parlement maintient la pression

Ce contenu a été publié le 04 avril 2014 - 12:31
(Keystone-ATS)

Les scandales informatiques ne laissent pas de répit à la délégation des finances des Chambres fédérales. Critique sur la stratégie fédérale et la gestion électronique des dossiers par l'administration, l'organe de contrôle attend désormais des explications du Département de la défense (DDPS).

En cause le projet Network Enabled Operations (NEO) de l'armée, qui vise la mise en réseau de systèmes informatiques afin d'améliorer les engagements militaires. Selon les services d'Ueli Maurer, le programme coûtera environ 2,5 milliards de francs entre 2013 et 2021, a précisé vendredi la délégation en tirant son bilan annuel.

Dans un rapport d'audit daté de 2012, le Contrôle des finances avait pointé du doigt des interdépendances dangereuses entre les modules et un risque d'importants surcoûts. Le DDPS lui-même avait reconnu que de nombreux problèmes restaient à résoudre. La délégation des finances insiste pour que le département pilote NEO rigoureusement et lui a demandé des explications supplémentaires.

Insatisfaite d'un entretien avec le ministre de la défense, elle a reçu par écrit des réponses à des questions plus pointues et devrait rencontrer de nouveau Ueli Maurer en juillet, a précisé le conseiller national PDC jurassien Jean-Paul Gschwind. La délégation a aussi sollicité l'implication des commissions de politique de la sécurité.

Rapport semestriel exigé

Elle a aussi exigé du Conseil fédéral un rapport semestriel sur l'avancement du projet de l'Administration fédérale des contributions nommé FISCAL-IT. Il a été mis sur les rails après l'échec d'Insieme qui, outre une ardoise de 105 millions environ, a coûté son poste au chef de l'informatique, soupçonné de gestion déloyale des intérêts publics, et au directeur Urs Ursprung.

L'an passé, l'organe de contrôle a également formulé une série de recommandations au Conseil fédéral concernant la stratégie informatique de la Confédération. Parmi elles, l'échelonnement des demandes de crédits pour les grands projets et la soumission de tous les projets informatiques au processus de sélection des projets clés.

Standard électronique

La délégation se félicite par ailleurs que le gouvernement ait clarifié les responsabilités pour la suite du projet de gestion électronique des affaires (GEVER). Il devra juger s'il est efficace d'installer les logiciels standardisés sur tous les postes de travail de l'administration. Selon les parlementaires, GEVER doit devenir un service standard et le Conseil fédéral solliciter un crédit d'engagement.

L'organe de contrôle a encore insisté en 2013 pour que la Confédération respecte scrupuleusement le droit des marchés publics. En matière d'achats, il estime que processus et compétences sont bien réglés au sein de l'office fédéral compétent, mais que les contrôles du processus des achats sont perfectibles. Il est en outre urgent de mettre en oeuvre le système de gestion des contrats dans toute l'administration.

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