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L'Argentine ne pourra pas payer la prochaine échéance de sa dette

Ce contenu a été publié le 19 juin 2014 - 08:00
(Keystone-ATS)

Le gouvernement argentin a annoncé qu'il était dans l'impossibilité d'honorer la prochaine échéance de sa dette restructurée. Cette annonce fait suite à la décision de la justice américaine le contraignant à rembourser 1,3 milliard de dollars à deux fonds spéculatifs.

La justice américaine a rendu exécutoire la condamnation de Buenos Aires dans un litige lié à la faillite partielle du pays en 2001. Selon le ministère argentin de l'Economie, cette décision rend impossible le paiement à New York avant le 30 juin des créanciers de l'Argentine ayant accepté la renégociation de la dette du pays, contrairement à ces fonds spéculatifs.

Depuis la faillite de 2001, Buenos Aires rembourse progressivement sa dette envers 93% des créanciers privés qui ont consenti en 2005 et 2010 une remise de dette d'environ 70%. Mais les 7% restants, des fonds spéculatifs, ont refusé cet accord et activé l'option judiciaire pour réclamer 100% de la valeur nominale de bons qu'ils avaient achetés à bas prix.

Les versements passent par New York

Or, les remboursements de l'Argentine à ses créanciers ayant accepté la renégociation transitent par New York où ils risquent d'être saisis par la justice américaine, d'où "l'impossibilité", affirme Buenos Aires d'acquitter la prochaine échéance, à moins dans le même temps de payer les fonds spéculatifs, ce que le gouvernement argentin se refuse toujours à faire.

"L'Argentine réitère sa volonté de payer ses créanciers restructurés, vu qu'elle a toujours offert de (les) rembourser sous les mêmes conditions en conformité avec la loi du pays", a toutefois fait valoir le ministère de l'Economie dans son communiqué.

Buenos Aires entend ainsi réaffirmer qu'elle ne veut pas se mettre en défaut de paiement, comme l'a rappelé lundi la présidente argentine Cristina Kirchner. Le non-remboursement d'une échéance due équivaut toutefois techniquement à un défaut de paiement du point des vue des marchés et des agences de notation, comme l'a rappelé mardi l'une d'entre elles, l'américaine Standard and Poor's.

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