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Selon le premier sondage effectué par Tamedia, la réforme de la prévoyance vieillesse serait rejetée. (image d'archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Selon un sondage, la réforme de la prévoyance vieillesse 2020, soumise au peuple le 24 septembre, serait pour l'instant rejetée. L'arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire devrait, lui, passer la rampe.

Le peuple doit se prononcer doublement sur la Prévoyance vieillesse 2020: d'une part sur la hausse de la TVA en faveur de l'AVS, d'autre part sur la loi dans son ensemble. Un seul "non" ferait échouer toute la réforme.

Les deux volets soumis au vote présentent pour l'instant des tendances contraires. La hausse de la TVA réunit 52% d'opinions favorables tandis que la réforme de l'AVS plafonne à 40%, indique le premier sondage du groupe de presse Tamedia, publié mercredi. Cette divergence s'explique par un niveau d'information encore relativement faible et des opinions pas encore formées, d'après les politologues qui ont réalisé le sondage.

Sans surprise, le rejet est le plus marqué chez les sympathisants de l'UDC (76%) et du PLR (62%). Et dans le camp rose-vert, dont les partis soutiennent la réforme, la base est plus partagée. On trouve ainsi 31% des sympathisants socialistes et 42% de ceux des Verts à envisager de voter non le 24 septembre.

Les femmes, qui verront l'âge de leur retraite relevé à 65 ans en cas de oui, se montrent également plus sceptiques vis-à-vis de la réforme. Elles sont 59% à la rejeter contre 50% des hommes.

Arguments

Deux arguments principaux apparaissent chez les opposants: près d'un cinquième d'entre eux jugent que la réforme est injuste et se fait sur le dos des jeunes et des générations futures. Ils sont autant à considérer qu'il faut d'abord garantir une égalité de salaire entre les hommes et les femmes avant d'augmenter l'âge de la retraite de ces dernières.

Chez les partisans, un argument se détache, cité par plus de la moitié d'entre eux: sans réforme, les problèmes financiers de la prévoyance vieillesse ne vont que s'accentuer. Près d'un quart mentionnent qu'après 20 ans sans grande réforme, il est temps pour un compromis.

Oui à la sécurité alimentaire

Dernier objet soumis au peuple, l'arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire serait accepté par 53% des votants. Il trouve un écho particulièrement favorable en Suisse romande et au Tessin où 67% des sondés diraient "oui" ou "plutôt oui".

L'inscription dans la constitution de la sécurité alimentaire est le meilleur moyen de garantir une meilleure protection des terres cultivées, estiment-ils. A contrario, les opposants affirment que le texte est une coquille vide qui n'aura pas d'effet.

L'arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire est un contre-projet à l'initiative "Pour la sécurité alimentaire" de l'Union suisse des paysans. Celle-ci a été retirée.

Pour ce sondage, réalisé par les politologues Lucas Leemann et Fabio Wasserfallen, 8630 personnes ont été interrogées en ligne entre le 3 et le 4 août. Les données ont ensuite été pondérées selon des variables démographiques, géographiques et politiques. La marge d'erreur se situe à +/- 1,5%.

ATS