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L'avocat de la famille d'Adeline (ici à droite) a interrogé Fabrice A.. Ce dernier a montré des signes d'agacement.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Fabrice A., le meurtrier présumé d'Adeline, a manifesté des signes d'énervement mardi au deuxième jour de son procès. Il a haussé la voix en répondant aux questions de l'avocat de la partie plaignante.

"Vous n'écoutez pas quand je parle", "J'en ai marre de me répéter", "C'est clair pour vous?", a lancé Fabrice A. à Simon Ntah, l'avocat de la famille de la victime. Ce dernier demandait au prévenu de s'expliquer sur sa fascination pour le film "Braveheart" qui contient une scène d'égorgement.

Fabrice A. s'agace et hausse la voix. Il se retourne plusieurs fois pour s'adresser directement à l'avocat. Selon le prévenu, son intérêt pour le film est à mettre en lien avec la terreur vécue pendant son enfance avec sa mère, une théorie développée par un de ses psychiatres. "Je recréais cette ambiance de terreur dans ce film", ajoute-t-il.

Questionné sur la proximité du lieu du crime avec ceux des deux premiers viols qu'il avait commis, Fabrice A. s'énerve à nouveau: "ce n'est pas le même endroit", lance-t-il à Simon Ntah. "Il faut arrêter avec ces raccourcis réducteurs et faciles", s'agace-t-il, reprochant à l'avocat sa "mauvaise foi" et ses lacunes en matière de psychiatrie.

Toujours très calme, le président du Tribunal criminel Fabrice Roch n'a pas laissé la situation dégénérer. Il a immédiatement recadré les questions de l'avocat et demandé au prévenu de préciser ses réponses sans s'étendre sur des aspects déjà abordés lundi.

Des regrets

Fabrice A. a admis avoir élaboré un scénario d'évasion dans lequel il envisageait de tuer quelqu'un. "C'était une idée probable", ajoute-t-il. "Ben voilà!", relève immédiatement Me Ntah qui cherche toujours à lui fait admettre la préméditation. Mais Fabrice A. se reprend tout de suite: "Cela ne concernait pas forcément Adeline".

L'avocat a aussi interrogé le prévenu sur son intérêt pour le sadique de Romont qu'il a fréquenté à Bochuz. "Je m'interrogeais sur comment on pouvait ôter la vie et surtout sans regret". "Pour ma part, j'ai ôté la vie", mais "je le regrette évidemment."

Déjà condamné à un total de vingt ans de prison pour deux viols, Fabrice A., alors détenu au centre de sociothérapie de la Pâquerette, avait bénéficié en septembre 2013 d'une sortie accompagnée dans un centre équestre. Seul avec sa sociothérapeute Adeline, il l'avait attachée à un arbre avant de lui trancher la gorge.

ATS

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