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Les périodes consacrées à allaiter son bébé seront rémunérées

Ce contenu a été publié le 30 avril 2014 - 11:51
(Keystone-ATS)

Les mères salariées disposeront bientôt d'une rémunération garantie pendant l'allaitement, au dam de certains employeurs. Le Conseil fédéral a décidé de ratifier au 1er juin la convention 183 de l'Organisation internationale du travail sur la protection de la maternité.

Une ordonnance précise désormais la durée des pauses d'allaitement dans la législation sur le travail. Actuellement déjà, les mères qui travaillent ont droit, durant la première année après la naissance, à des pauses d'allaitement rémunérées. Mais la durée n'est pas fixée légalement.

A partir de juin, les femmes qui allaitent ou tirent leur lait auront droit à au moins 30 minutes de pause pour une durée de travail allant jusqu'à quatre heures. Pour quatre à sept heures de travail, la pause atteindra 60 minutes au minimum, alors qu'elle s'élèvera à au moins 90 minutes pour une durée de travail de plus de sept heures.

Patrons furieux

Comme jusqu'à présent, ces pauses ne sont prévues que durant la première année de vie de l'enfant. Lors de la procédure de consultation, les milieux patronaux et l'USAM ont contesté ces pauses, trop généreuses à leurs yeux.

Les employeurs se sont également offusqués que, contrairement au droit actuel, on ne fasse plus de différence entre une pause d'allaitement effectuée dans l'entreprise ou à l'extérieur. Une mère pourrait ainsi quitter son travail plus tôt pour pouvoir aller allaiter son enfant.

Coûts modestes

Selon le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), les nouvelles règles ne concernent qu'une petite partie des mères actives professionnellement: après les 14 semaines de congé maternité, elles ne sont en effet qu'environ 33'000 à allaiter encore totalement ou partiellement leur enfant. Et après neuf mois, seules 14'000 mères employées allaitent encore.

"Au vu de ce petit nombre, comptabiliser le temps consacré à l'allaitement comme temps de travail ne pose pas de problème et les coûts pour les employeurs sont faibles", écrit le SECO dans le rapport explicatif.

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