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L'ancien astronaute John Glenn a marqué lundi le 50e anniversaire du premier vol orbital américain en discutant à distance avec l'équipage de la Station spatiale internationale (ISS). Aujourd'hui, les Etats-Unis dépendent désormais de la Russie pour leurs vols habités.

A 9h47 le 20 février 1962, John Glenn, à sa onzième tentative, décollait de Cap Canaveral à bord d'une fusée Atlas, avant d'effectuer trois fois le tour de la Terre en un peu moins de cinq heures. Près d'un an après le vol du Soviétique Youri Gagarine, cette mission réussie redonnait confiance à l'Amérique dans la conquête spatiale et faisait du jour au lendemain de John Glenn un héros national.

Cinquante ans après, ce natif de l'Ohio (nord) a célébré l'anniversaire de ce vol historique à l'Université d'Etat de l'Ohio, à Columbus, et devait discuter en direct avec l'équipage de l'ISS, en compagnie de l'administrateur de l'Agence spatiale américaine (Nasa) Charles Bolden.

"Cela reste très frais"

"J'ai l'impression que c'était il y a une semaine, sûrement parce que je m'en suis rappelé souvent au cours des 50 dernières années et que cela reste très frais" dans mon esprit, a déclaré John Glenn, 90 ans. "C'était tellement impressionnant à l'époque que c'est imprimé de manière indélébile dans ma mémoire et je peux me souvenir très nettement de ces jours-là", a-t-il ajouté lundi sur CNN.

Mais le vieil astronaute a du mal à digérer que les astronautes américains dépendent désormais des Soyouz russes pour gagner l'ISS, depuis que les navettes de l'oncle Sam ont été mises au rancart en juillet dernier.

John Glenn, qui a fait une carrière de sénateur démocrate à Washington de 1974 à 1999, accuse l'administration de l'ancien président George W. Bush d'avoir sacrifié les ambitions spatiales des Etats-Unis en coupant les fonds à la Nasa. La Nasa compte sur le secteur privé pour développer un système remplaçant la navette d'ici cinq ans. Une société américaine, SpaceX, doit procéder à un premier lancement d'essai à partir du 20 mars.

ATS