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Les oiseaux et les papillons européens s'adaptent au réchauffement climatique en remontant vers le nord, démontre pour la première fois une étude d'un biologiste français. Ils ne le font toutefois pas assez vite pour compenser l'augmentation des températures moyennes.

Une étude similaire relève en outre que le réchauffement est en train d'altérer profondément la végétation alpine sur tout le continent. Entre 1990 et 2008, les températures moyennes ont augmenté en Europe d'environ 1 degré Celsius, ce qui revient à un décalage des températures vers le nord équivalent à 249 kilomètres.

Régime alimentaire, stratégies migratoires, types d'habitats et autres spécialisations écologiques sont souvent très dépendants du climat, et le réchauffement en cours a un impact notable sur de nombreuses populations animales.

Décalage dans les adaptations

La réponse des papillons à ce changement climatique a été un glissement vers le nord, mais avec un retard accumulé sur cette période de près de 135 km sur les températures. Le retard est encore plus marqué pour les oiseaux, avec un décalage de 212 km.

Pour les scientifiques, cela "illustre à quel point les changements climatiques réorganisent rapidement et profondément la composition de la faune en Europe, avec d'inquiétants décalages dans la réponse des différents groupes d'espèces" qui pourraient profondément modifier les interactions entre ces espèces.

La flore à la peine

Une tendance similaire apparaît pour la flore alpine, qui n'est toutefois pas en mesure de s'adapter aussi bien et vite que les animaux, selon une étude dirigée par l'Académie des Sciences autrichienne et l'Université de Vienne.

La comparaison des résultats suggère que, à l'échelle du continent tout entier, les plantes traditionnelles des climats alpins froids sont en train d'être évincées par des plantes adaptées aux régions plus chaudes.

ATS