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Pierin Vincenz critique le projet du Conseil fédéral

Ce contenu a été publié le 14 juillet 2014 - 05:58
(Keystone-ATS)

La proposition du gouvernement d'interdire aux Suisses d'utiliser leur 2e pilier pour acheter des biens immobiliers continue de s'attirer des critiques. La dernière en date vient de Pierin Vincenz, directeur de la banque Raiffeisen, questionné par le quotidien alémanique "Nordwestschweiz".

Limiter l'utilisation du 2e pilier "va à l'encontre du développement de la propriété", souligne Pierin Vincenz. Les politiques doivent clairement appréhender dans quelle direction cette réforme va avant de changer des paramètres isolément, note-t-il.

"Ce qui me dérange: le projet du Conseil fédéral s'oppose aux jeunes familles, qui ne pourront peut-être plus se permettre de devenir propriétaires", poursuit le directeur de Raiffeisen. "C'est dommage", affirme-t-il, précisant que selon la lui, la solution serait d'imposer moins de règles et davantage de responsabilité propre.

Lors de l'achat d'une maison, les banques demandent au moins 20% d'apports personnels, dont au maximum 10% peuvent provenir du 2e pilier, rappelle M. Vincenz. "Les citoyens devraient pouvoir eux-mêmes décider quoi faire de ces 10%", assure-t-il.

Il estime par ailleurs "tout à fait possible" que la proposition du Conseil fédéral conduise à une flambée du marché immobilier à court terme.

"Dans cette direction"

Avec cette proposition de réforme, le Conseil fédéral veut corriger divers points afin de maintenir le niveau des prestations pour les personnes dans le besoin. L'idée générale est d'inciter les assurés à employer leur fortune personnelle à des fins de prévoyance afin de diminuer le risque de dépendance des personnes âgées aux prestations complémentaires (PC).

En juin, M. Vincenz avait critiqué dans la "Schweiz am Sonntag" le fait de piocher dans le 2e pilier pour financer un bien immobilier. "Je pense que nous devrions aller dans cette direction", avait-il ensuite répondu à la question de savoir s'il convenait d'interdire cette possibilité à l'avenir.

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