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Une ex-membre de la secte Aum condamnée à la prison au Japon

Ce contenu a été publié le 01 juillet 2014 - 09:03
(Keystone-ATS)

Une ex-membre japonaise de la secte Aum Vérité Suprême, qui a passé 17 ans en cavale après l'attaque au gaz neurotoxique sarin en 1995 à Tokyo, a été condamnée lundi à cinq ans de prison pour un attentat distinct. L'attaque avait grièvement blessé un fonctionnaire.

La cour de Tokyo a infligé cette peine à une femme de 42 ans pour son rôle dans la préparation d'un colis piégé destiné au gouverneur de Tokyo en 1995. L'accusée a toutefois contesté avoir été informée de l'usage final des produits qu'elle a transportés.

La femme était l'un des deux seuls ex-membres d'Aum encore en fuite lorsqu'elle a été arrêtée en juin 2012. Moins de deux semaines plus tard, le dernier fugitif était également interpellé.

L'accusée a été exemptée de poursuites pour l'attaque au gaz neurotoxique sarin survenue en 1995 dans le métro de Tokyo, attentat qui avait tué 13 personnes et intoxiqué plus de 6000 autres.

Gourou condamné à mort

La secte Aum Vérité Suprême, dirigée par le gourou partiellement aveugle Shoko Asahara (de son vrai nom Chizuo Matsumoto), avait fabriqué d'importantes quantités de gaz sarin, un produit créé par des scientifiques sous le régime nazi en Allemagne à la fin des années 1930.

Le gourou Asahara a été arrêté dans un bâtiment de la secte près du mont Fuji deux mois après l'attentat dans le métro de Tokyo et condamné à la pendaison après avoir été reconnu coupable de délits ayant entraîné la mort de plusieurs personnes. Il est toujours en attente d'exécution avec douze de ses disciples.

La secte Aum avait commis le 27 juin 1994 à Matsumoto, dans la préfecture de Nagano (centre-nord), un autre attentat au sarin. Cette nuit-là, un camion de la secte a lâché dans la nature du gaz qui a tué sept personnes et en a intoxiqué sept autres. Il s'agissait d'un test, pour juger de l'efficacité de la substance avant son utilisation massive à Tokyo.

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