La députée hongkongaise d'opposition Tanya Chan est venue à l'ONU à Genève demander une Commission d'enquête internationale sur la situation de l'île. Lundi devant le Conseil des droits de l'homme, elle a dénoncé la répression policière contre les manifestants.

Devant les Etats membres de l'ONU, la parlementaire, condamnée récemment à huit mois de prison, a demandé à la Haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet de soutenir cet appel à un mécanisme d'investigation. Elle a condamné "des mesures de répression brutales" dont fait preuve la police.

Lundi marquait les 100 jours du mouvement de protestation contre le projet de loi d'extradition porté par l'exécutif local de Carrie Lam. Ce dispositif a depuis été retiré mais les rassemblements se sont poursuivis, notamment face à la répression.

"Il n'y a aucun signe montrant que la police va faire preuve de retenue", a dit Mme Chan. Et de regretter que les autorités locales ne soient pas rendues responsables des violences.

La Chine déplore elle que la situation de la région autonome soit abordée au Conseil alors qu'elle estime cette question interne au pays. Le scénario d'une Commission d'enquête n'a été mentionné par aucun Etat. Après la lettre d'une vingtaine de pays, dont la Suisse, il y a quelques mois contre les camps d'internement au Xinjiang, il semble peu probable, estiment plusieurs acteurs.

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