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Cinq ans de prison pour un financier brésilien

S.M., un financier brésilien, installé à Genève, reconnu coupable d'escroquerie par métier (il a laissé un trou de 85 millions de francs) a été condamné vendredi à cinq ans de prison. Ses deux associés valaisans s'en tirent mieux.

Bernard Bertossa, le procureur général de Genève, attachait une importance toute particulière à ce procès d’assises. Accusé par ses détracteurs de ne s’intéresser qu’à la criminalité internationale (comme l’affaire Elf) et de délaisser les délits suisses, le magistrat genevois tenait à ce que le fondateur des sociétés Norit et Gefipro soit enfin jugé.

En effet, S.M., un flamboyant financier, ami de plusieurs personnalités françaises et israéliennes, s’était enfui d’abord au Nigeria, puis en France en 1994. Spécialisé dans les opérations à terme sur les marchés des changes, il laissait un trou d’au moins 85 millions de francs.

Arrêté à Paris et emprisonné à Genève jusqu’en 1995, le financier brésilien avait retrouvé la liberté contre une caution de 500.000 francs. Etait-il incompétent ou avait-il tenté d’escroquer ses clients? A lire le dossier, les pertes remonteraient aux premiers investissements des clients. En fait, il n’y aurait jamais eu de réelles opérations de change.

L’avocat François Canonica, au nom de plusieurs parties civiles, révélait notamment que S. M. avait retiré de ses sociétés en liquide 19 millions de francs. De son côté, le financier jurait qu’il avait tout perdu. Quant à la justice genevoise, elle n’a pas retrouvé le premier centime de la fortune dilapidée.

Jeudi, le jury reconnaissait les trois dirigeants coupables d’escroquerie par métier et de gestion fautive. Vendredi, le jury a tout de même tenu compte des divers degrés de participation aux infractions pour fixer les peines.

La Cour d’assises du canton de Genève a finalement condamné S.M., le fondateur des sociétés Norit et Gefipro, à 5 ans de réclusion. Les deux autres co-accusés valaisans s’en tirent respectivement avec deux ans de prison ferme pour le premier et dix-huit mois avec sursis pour le second, qui dirige actuellement une entreprise de placement pour chômeurs.

Ian Hamel

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